Chine - Actualités
Archives de janvier 99

Il y a 50 ans, l'armée rouge entrait dans Pékin sans combat (AFP, 31/1/99)
Le 31 janvier 1949, les troupes du Parti communiste chinois (PCC) entraient sans combat dans Pékin, étape décisive dans la conquête du pouvoir par Mao Tsé-toung après trois décennies de lutte contre les nationalistes du Kuomintang. Neuf jours plus tôt, encerclé de tous côtés par un million de soldats rouges, le général Fu Zuoyi, commandant la ville pour le Kuomintang, se résignait à livrer Pékin en l'échange de l'intégration de ses troupes dans l'armée communiste. Vers midi, les premiers soldats de Mao pénétraient à pied par la porte Xizhimen, dans le nord-ouest de Pékin, traversant les remparts de la vieille ville aujourd'hui disparus.
Mais en l'absence de radio et de télévision, peu d'habitants étaient au courant de l'accord mettant fin au siège. Moins encore ont assisté à l'événement. "Les gens avaient peur. On pensait que les communistes allaient donner l'assaut", se souvient une enseignante âgée de 78 ans. "On craignait que les deux armées se battent", ajoute Wang Shouren, un professeur de mathématiques âgé de 30 ans à l'époque. Dans l'exposition ouverte pour l'occasion depuis mardi en bordure de la place Tiananmen, une seule photo montre l'entrée des troupes à Xizhimen. La foule, clairsemée, garde ses distances et semble sans réaction face aux soldats en uniforme moletonné coiffés d'une toque en fourrure. "Ils ne souriaient pas. Ils ne parlaient à personne", se souvient Zhang Hongliang, alors âgé de 13 ans, au souvenir des premiers soldats du PCC. L'appareil de propagande du parti saura vite stimuler l'enthousiasme populaire. En trois jours, un défilé de la victoire est organisé par les comités de quartier préparés à l'avance par les groupuscules communistes infiltrés dans Pékin. "Notre comité nous avait regroupés pour aller acclamer l'armée", témoigne une Pékinoise de 80 ans, qui se présente comme "une vieille révolutionnaire". "Bien sûr que nous étions contents. C'était la libération. Comment ne pas être contents", ajoute-t-elle, portant toujours un brassard rouge de la "sécurité de quartier". "Les gens étaient heureux. Ils agitaient des petits drapeaux rouges, criaient et applaudissaient", se souvient le mathématicien. Une Pékinoise âgée de 10 ans à l'époque évoque "une journée magnifique". "Les gens accrochaient des lanternes rouges au-dessus des portes comme pour accueillir des parents". Yang Zhizhong, alors âgé de 78 ans, se rappelle du soulagement apporté par la fin des hostilités. "Le Kuomintang manquait d'hommes pour creuser des fossés et pour les combats. Nous devions nous cacher sous les lits en brique ou dans des tombes". L'installation de "l'Armée populaire de libération" ne s'est pas pour autant fait sans mal.  "Les soldats sont venus nous demander s'ils pouvaient loger chez nous. Comme nous étions trop nombreux, nous leur avons dit d'aller voir chez les voisins", raconte l'enseignante.  Malgré tout, la direction du PCC s'installe fin mars à Pékin, d'où seront désormais dirigées les opérations militaires. En avril, Nankin, la capitale choisie en 1927 par les nationalistes, tombe à son tour, obligeant Chiang Kai-shek à fuir à Taïwan. Shanghai tombe le 27 mai. Mao attendra encore le 27 septembre pour refaire officiellement de Pékin sa capitale. La ville abandonne le nom de "Beiping" (Paix du nord) qui lui avait été donné par le Kuomintang en 1928 et redevient "Beijing", la "Capitale du nord" qu'elle était sous les empereurs. Le 1er octobre, l'empereur rouge proclame la République populaire du haut de la porte Tiananmen, qui commande l'accès à la cité interdite. Restent à achever la reconquête du Tibet (1951), de Hong Kong (1997), Macao (1999) et de Taïwan, toujours en suspens. 

La Chine prévoit de modifier sa Constitution pour encourager le secteur privé (AP, 30/1/99)
 Dans un hommage posthume à Deng Xiaoping, qui avait été l'initiateur des réformes économiques du pays, la Chine va modifier sa Constitution pour encourager le développement de son secteur privé, a annoncé samedi l'agence officielle Chine nouvelle. Ces amendements constitutionnels sont les premiers depuis six ans apportés au texte adopté en 1982. Ils ont été préparés par le
comité central du Parti communiste et soumis à la commission permanente de l'Assemblée nationale populaire, réunie vendredi et
samedi en session extraordinaire. Ils doivent être adoptés lors de la session plénière annuelle de l'Assemblée, qui s'ouvre le 5 mars prochain pour deux semaines. Parmi les amendements envisagés figure une modification du préambule de la Constitution tenant compte des contributions historiques apportées par Deng Xiaoping. Le nouveau préambule doit également mentionner l'objectif d'une ``économie de marché socialiste'', dont la libre entreprise est une``composante importante'', a précisé Chine nouvelle. Il est cependant prévu de rappeler que la Chine conservera un régime socialiste ``durant une longue période'' et maintiendra ``la domination de la propriété collective''. 

La Chine confrontée à une montée des mécontentements (AFP, 29/1/99)
La Chine qui a enregistré une succession d'attentats et de manifestations ces dernières semaines, se trouve confrontée à une montée des mécontentements dont l'ampleur exacte reste difficile à évaluer. "Tout le monde est d'accord sur le fait qu'il existe une montée des mécontentements" explique un diplomate européen en poste a Pékin, tout en estimant qu'il s'agit pour l'instant encore principalement "d'actes isolés" que les autorités gèrent de "manière ponctuelle". Le diplomate était interrogé après l'explosion d'une bombe artisanale sur un marché de Yizhang, dans la province centrale du Hunan, qui a fait lundi 9 morts et 66 blessés, selon le dernier bilan obtenu vendredi auprès des autorités locales. Cette explosion fait suite à une longue série d'incidents violents à travers la Chine dont au moins six ont été enregistrés depuis début janvier, parmi lesquels plusieurs attentats meurtriers ainsi que des affrontements sanglants entre policiers et villageois protestant contre la corruption et les impôts trop élevés. "Les autorités pratiquent la politique de l'autruche (...) C'est comme une boule de neige qui devient de plus en plus grosse, les gens sont désespérés et réagissent avec des actions violentes" commente pour sa part le dissident chinois en exil Liu Qing, de l'organisation Human Rights in China. Mais si peu d'analystes prédisent un embrasement généralisé à court terme, la plupart reconnaissent une nervosité grandissante des autorités chinoises face à la multiplication des incidents ces dernières semaines, alors que la Chine se prépare à célébrer le 50ème anniversaire de la fondation du régime communiste le 1er octobre prochain. La Chine s'apprête également à marquer en juin prochain le 10è anniversaire de la répression sanglante de la place Tiananmen, qui donne d'ores et déjà des sueurs froides aux autorités de Pékin. Répondant au mot d'ordre du président Jiang Zemin leur demandant de "tuer dans l'oeuf" toute "tentative de déstabilisation politique ou sociale", les tribunaux chinois ont condamné les principaux chefs de file de la dissidence à de lourdes peines de prison en décembre. La répression s'est également abattue sur des activistes impliqués dans la défense des ouvriers licenciés, sur des artistes, et même sur un internaute, accusé d'avoir transmis des adresses électroniques chinoises à une organisation des droits de l'homme basé à l'étranger. "Mais si le régime a les moyens de répression nécessaires pour éviter une organisation structurée des divers mécontentements, il n'a aucun moyen de prévenir des actes de désespoir isolés" commente un analyste occidental. Des incidents ont été signalés un peu partout en Chine, allant d'une explosion d'un bus qui a fait 19 morts le 4 janvier dernier dans la province du Liaonong (nord-est), officiellement attribuée à "un malfaiteur qui comptait s'emparer des biens des passagers après la déflagration", à l'explosion d'une poubelle piégée qui a fait quatre blessés à un arrêt de bus à Zhuhai (sud) le 13 janvier dernier. Mais c'est au Hunan, la province natale de Mao Tsetoung, que les incidents les plus nombreux ont été enregistrés jusqu'à présent. "La situation a été plutôt chaotique ces dernières semaines à Yizhang et l'auteur ou les auteurs de l'attentat étaient probablement mécontents de cela" a reconnu vendredi le Directeur de l'hopital du peuple de Yizhang, interrogé par l'AFP. "Les Hunanais ont le sang chaud, ils réagissent plus vite que les gens du nord" explique de son côté Frank Lu, le porte parole du centre d'Information pour les droits de l'homme et le mouvement démocratique en Chine. La corruption et les nombreuses taxes qui étouffent les paysans sont à l'origine de soulèvements spontanés dans les campagnes, tandis que les villes, notamment celle du centre de la Chine, connaissent depuis quelques mois une recrudescence de petites manifestations d'ouvriers licenciés, de retraités, d'investisseurs floués réclamant justice. "Les autorités lâchent en général du lest, elles débloquent quelques fonds, distribuent de l'argent pour calmer les manifestants et n'envoient la police armée qu'en dernier recours" note le diplomate.

La Chine répète qu'elle ne dévaluera pas (AFP, 26/1/99)
 Le ministère chinois des Affaires étrangères a assuré mardi qu'il poursuivrait sa politique de ne pas dévaluer le
yuan. "Nous avons déjà souligné ici et ailleurs que le gouvernement chinois confirmait sa politique de ne pas dévaluer le renminbi", a affirmé lors d'un point presse Zhang Qiyue, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "L'année dernière nous avions suivi
cette politique au prix de grandes difficultés et nous la poursuivrons cette année", a-t-elle ajouté. 
Le yuan s'est raffermi dans un marché actif à Shanghai mardi, clôturant à 8,2780 contre 8,2783 la veille, au lendemain de
l'engagement renouvelé du Premier ministre Zhu Rongji de ne pas dévaluer. "Le gouvernement chinois poursuivra sa politique de ne pas dévaluer le renminbi (yuan)", avait déclaré le chef du gouvernement, cité par la télévision d'Etat. Les spéculations sur une dévaluation de la monnaie chinoise avaient été alimentées dimanche par un article du Business Weekly,supplément hebdomadaire du journal China Daily, qui évoquait cette hypothèse. 

La stabilité du yuan, "objectif majeur" pour 1999 (AFP, 20/1/99)
 Le maintien de la parité de la monnaie chinoise, le yuan, est "l'objectif majeur" de la banque centrale en 1999, a déclaré le gouverneur de l'institut d'émission chinois, Dai Xianglong, cité mercredi par la presse officielle."La Chine est capable de maintenir la stabilité de sa devise en dépit de l'effet continu de la crise financière asiatique", a déclaré M.Dai mardi, lors d'une réunion avec des hauts responsables du secteur bancaire.Selon le China Daily, la Chine va renforcer encore le contrôle des changes afin de protéger les réserves de la banque centrale, menacées par des sorties de capitaux illégales. Les réserves chinoises, deuxièmes du monde après celles du Japon à 145 milliards de dollars (126 mds euros), sont un des principaux piliers de la stabilité du yuan.  "La répression visera les banques engagées dans le trafic de devises, les marchés des changes clandestins et ceux qui essayent
d'exporter des devises illégalement", a déclaré le gouverneur de la banque centrale. Selon le quotidien de langue anglaise, ces efforts doivent permettre d'éviter une crise à la brésilienne. "Les propos de M. Dai interviennent au moment où le Brésil est le dernier domino à tomber dans le cadre de la réaction en chaîne provoquée par les turbulences financières en Asie", commente le journal. "Le Brésil, qui a suivi pendant des années une politique de changes rigide, a été forcé de dévaluer la semaine dernière à cause des sorties de capitaux", selon le China Daily. La Chine s'est également engagée à ne pas dévaluer sa monnaie, malgré les dévaluations en cascade survenues en Asie depuis juillet 1997. "Sa promesse de ne pas dévaluer le yuan a coûté cher à la Chine", écrit le China Daily, soulignant que les exportations chinoises ont perdu en compétitivité par rapport à celles des pays voisins. Cette politique a été saluée par la communauté internationale comme évitant une nouvelle série de dévaluations dans la région. Mais de nombreux exportateurs chinois, redoutant une dévaluation du yuan, ont omis de rapatrier leurs devises et de les changer auprès de la banque centrale comme ils sont censés le faire. Stagnant au cours des neuf premiers mois de 1998, les réserves de la banque centrale n'ont recommencé à augmenter qu'après un renforcement du contrôle des changes engagé fin août. M. Dai a également annoncé la mise en place de quatre structures de défaisance au profit des quatre grandes banques publiques du pays (Bank of China, Agricultural Bank of China, Industrial and Commercial Bank of China et China Construction Bank). Ces quatre sociétés de gestion d'actifs devront acquérir et gérer une partie des créances douteuses des banques commerciales. Cette opération s'accompagne d'une reclassification du portefeuille de prêt des banques concernées, qui sera achevée dans le courant de l'année, a indiqué le gouverneur.  "Cette reclassification, conforme aux normes internationales, permettra de dresser un tableau plus net de la qualité des actifs bancaires", a déclaré M. Dai. Les créances douteuses représentent jusqu'à 25% du portefeuille de prêts des quatre grandes banques commerciales, mais seul 5 à 7% du total est composé de créances non-récupérables, avait assuré M. Dai l'an dernier. 

Ouverture des pourparlers pour la paix en Corée (AFP, 19/1/99)
Les Etats-Unis, la Chine et les deux Corées ont repris mardi à Genève leurs négociations en vue d'une paix permanente dans la péninsule divisée, plus d'un an après le lancement du processus historique. "Nous espérons pouvoir faire des progrès, petit à petit", a dit le chef de la délégation chinoise Qian Yongnian. La Chine est venue avec des propositions pour permettre aux négociations de vraiment commencer, a-t-il dit sans vouloir préciser lesquelles. Les sessions précédentes ont été consacrées à des questions de procédure. C'est la quatrième fois depuis le début du processus de paix en décembre 1997 que les anciens adversaires de la guerre de Corée (1950-53) se retrouvent. Les négociations ont pour objectif de normaliser les relations entre les régimes rivaux de Corée et remplacer le simple armistice qui a mis fin au conflit par un traité de paix durable. Pour la première fois depuis le début du processus, la Corée du Nord assure la présidence de la rencontre, prévue jusqu'à vendredi. "La communauté internationale attend des progrès tangibles. Mon pays est convaincu que ces progrès sont possibles dans ce forum", a dit le diplomate suisse Christian Dunant dans une brève allocution d'ouverture. La Suisse a décidé de continuer à accueillir les négociations pour 1999, a-t-il ajouté. Le délégué sud-coréen, Park Kun-Woo, a assuré qu'il ferait de son mieux pour que la session débouche sur "de bons résultats". 
"Les autres délégations en feront autant, je pense", a-t-il ajouté. Ni le vice-ministre nord-coréen des affaires étrangères Kim Gye-Gwan ni l'envoyé spécial américain Charles Kartman n'ont fait de déclaration. La séance plénière de mardi avait été précédée lundi d'entretiens bilatéraux et d'une réunion préparatoire. Lors de leur dernière réunion, en octobre, les quatre pays ont décidé de créer deux comités de travail, l'un sur l'établissement d'un régime de paix et l'autre sur la réduction des tensions dans la région. Mais les travaux achoppent sur le contenu des discussions. La Corée du Nord insiste depuis le début pour que soient négociés un retrait des 37.000 soldats américains déployés en Corée du Sud et un traité de paix avec les seuls Etats-Unis, court-circuitant Séoul. La Corée du Sud et les Etats-Unis proposent des mesures plus modestes d'établissement de la confiance. "On devrait trouver le moyen d'instaurer des contacts directs, par exemple entre les commandements militaires sud et nord-coréens", a dit un délégué sud-coréen. La négociation à quatre est compliquée par le différend sur le nucléaire entre Washington et Pyongyang. Les deux pays ont eu une nouvelle session le week-end dernier sur la demande d'inspection formulée par les Etats-Unis d'un site souterrain où Pyongyang est soupçonné de relancer son programme atomique. Les discussions se sont achevées sans progrès apparent. Une nouvelle rencontre est prévue samedi.

Chine-1/1/2000- Ordre aux chefs de compagnies aériennes de voler  (AFP, 15/1/99)
Les autorités chinoises, incitant les informaticiens à résoudre le problème du "bogue de l'an 2000", ont ordonné aux directeurs des compagnies aériennes nationales de prendre l'avion le 1er janvier 2000, écrit vendredi le Financial Times. "Tous les dirigeants des compagnies devront prendre l'avion le 1er janvier 2000", déclare Zhao Bo, chargé de résoudre le problème du bogue fatidique au sein du ministère chinois des Industries de l'information, cité par le FT. Cette directive ministérielle coïncide avec une campagne lancée par les autorités pour réduire au minimum le risque de chaos si les ordinateurs ne parviennent pas à reconnaître le changement de date lors du passage du 31 décembre 1999 au 1er janvier 2000, les logiciels n'étant pas prévus pour reconnaître une date "00" sinon en l'identifiant comme étant l'an 1900. Si le problème n'est pas résolu d'ici là, il risque d'entraîner un pandémonium informatique et, par conséquent, de graves risques pour la sécurité des vols. 

Un mort et plus de 100 blessés lors d'affrontements villageois-policiers (AFP, 15/1/99)
Des affrontements violents entre 4.000 à 5.000 villageois et la police se sont produits le 8 janvier dernier dans le centre de la Chine, faisant un mort et plus d'une centaine de blessés, selon une organisation de défense des droits de l'homme basée à Hong Kong. "Il s'agissait d'un rassemblement illégal et les policiers les ont contraints à partir", a confirmé une responsable du canton de Ningxiang, dans la province centrale du Hunan, qui s'est contentée de faire état de "quelques blessés" et de "plusieurs arrestations". Selon le Centre d'Information sur les droits de l'homme et le mouvement démocratique en Chine, un millier de policiers ont utilisé des matraques et des gaz lacrymogènes pour réprimer la foule qui protestait contre la corruption et les impôts. 
Un villageois est décédé après avoir été heurté à la poitrine par un tir de grenade lacrymogène. Une centaine d'autres ont été blessés lors des affrontements et le même nombre arrêtés, dont 80 ont été relâchés au cours des derniers jours, précise le centre.
"Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées devant le siège du gouvernement local sous prétexte de réclamer des baisses d'impôts. Nous leur avons demandé à plusieurs reprises de partir, mais à 17H00 locales (09H00 GMT), elles ont voulu pénétrer de force dans le bâtiment", a précisé pour sa part un cadre du bourg de Daolin, qui dépend du district de Ningxiang. Il a ajouté que la police était intervenue à ce moment avec des renforts de l'armée pour stopper les manifestants et que "plusieurs personnes avaient été blessées dans la bousculade". Selon le Centre d'information, la manifestation a débuté spontanément après la décision des autorités locales d'interdire une "Association patriotique pour la baisse des impôts" et l'arrestation de ses principaux responsables. L'association, créée l'an dernier, était dirigée par un certain Yang Yaojing. Toujours selon le centre, l'agitation s'est poursuivie le 9 janvier, aboutissant à l'envoi de près de 500 soldats de Changsha, la capitale de la province, pour aider les policiers locaux à maintenir l'ordre. Au cours de la semaine écoulée, 200 représentants des villageois se sont rendus à trois reprises au siège du gouvernement provincial pour demander une sanction pour les responsables policiers. A ce jour, la famille de la victime a reçu 60.000 yuans de dédommagements tandis que la plupart des blessés ont quitté l'hôpital, précise le Centre d'information. Des manifestations se produisent sporadiquement en Chine, rassemblant pour la plupart du temps des ouvriers licenciés ou non payés, des personnes relogées de force ou encore des petits actionnaires floués. Plusieurs villes du centre et du sud du pays ont ainsi été le cadre de manifestations ces derniers mois de la part d'employés du secteur public victimes de la restructuration des entreprises d'Etat lancée par le Premier ministre Zhu Rongji. Les affrontements violents avec la police sont en revanche extrêmement rares mais pourraient se développer si la police devait désormais être autorisée à tirer sur les manifestants, comme l'affirme un mouvement d'opposition chinois en exil. Selon le Free China Movement, les forces de l'ordre chinoises auraient été autorisées à ouvrir le feu sans sommation pour mettre fin aux manifestations provoquées par la montée du mécontentement social, au terme d'une "directive secrète" envoyée récemment à tous les services de police du pays.

Bâtiment: la Chine paie le prix de sa croissance effrénée (AFP, 13/1/99)
 La Chine, qui vient de connaître une succession d'accidents meurtriers, commence à payer le prix d'années de croissance effrénée dans le secteur du bâtiment et des travaux publics où sévit une corruption endémique. "Comment les gens peuvent-ils vivre, traverser des ponts, ou passer à proximité de bâtiments, s'ils doivent à tout moment craindre d'être ensevelis d'un seul coup?", s'est demandé mardi le ministre de la construction Yu Zhengsheng, lors d'une conférence consacrée à l'amélioration de la qualité des constructions. "Il ne s'agit pas seulement d'un problème de vie humaine mais de la stabilité de la société", a-t-il ajouté, selon des propos rapportés mercredi par le quotidien China Daily. La conférence fait suite à l'effondrement d'un pont à Chongqing (sud-ouest) qui a fait au moins 40 morts et 14 blessés le 4 janvier. Elle survient également alors que la Chine entend relancer sa croissance, qui a atteint 7,8% l'an dernier - son niveau le plus bas depuis 1991 - avec un déblocage massif de fonds destinés à financer de grands travaux d'infrastructures. Cette relance, estiment plusieurs analystes, risque de se traduire par de nouveaux projets mal conçus et construits à la hâte, venant s'ajouter à ceux édifiés pendant le boom économique des dernières années. En 1998, le bâtiment a contribué pour environ 1% à la croissance. Selon M. Yu, les plaintes concernant la mauvaise qualité des ouvrages tant publics que privés ont augmenté de plus de 50% l'an dernier. Mercredi, la presse officielle a précisé que quatre responsables de la construction du pont de Chongqing avaient été interpellés et que deux d'entre eux avaient été démis de leurs fonctions. Selon le China Daily, la mauvaise qualité du béton ainsi que des négligences dans l'entretien du pont sont à l'origine du sinistre. La catastrophe a reçu un large écho dans la presse officielle, qui a fait état de plusieurs autres accidents du même type. Dans la même région de Chongqing, un pont en construction s'est écroulé le 17 décembre dans le district de Yunyang, faisant 7 morts, tandis qu'un autre ouvrage s'affaissait deux jours plus tard dans le centre ville, sans faire de victimes. La semaine dernière, les autorités ont, pour des raisons de sécurité, arrêté brutalement la construction d'un pont situé à proximité immédiate de celui qui s'est effondré la semaine dernière. Après les inondations catastrophiques de l'été dernier qui ont fait 4.150 victimes, les autorités avaient reconnu que les malfaçons ou le mauvais entretien des digues avaient alourdi le bilan des victimes et annoncé des sanctions contre les responsables. Neuf personnes ont ainsi été arrêtées en décembre dans la ville de Hangzhou (est) pour avoir offert des pots-de-vin aux cadres locaux, tout en utilisant de la boue et non du béton pour remplir les digues. Deux mois après son inauguration en 1996, la gare ouest de Pékin, censée rivaliser avec les plus grandes gares d'Asie, comportait déjà de gigantesques fissures dans sa toîture, laissant passer la pluie et la neige.Symbole des grands projets lancés par l'ancien maire de Pékin, Chen Xitong, condamné à 16 ans de prison l'an dernier pour corruption, la gare se retrouve aujourd'hui au centre d'un scandale portant sur 2,2 milliards de dollars. Le mois dernier, une route coûtant 46 millions de dollars avait été fermée peu après son inauguration dans la province du Yunnan (sud-ouest) en raison d'affaissements chroniques dûs à des malfaçons.

Quand Kissinger jouait Pékin contre Moscou (AP, 10/1/99)

Bien avant la reconnaissance diplomatique de la Chine populaire par les Etats-Unis, Henry Kissinger, non sans avoir averti les dirigeants de Pékin des intensions soviétiques hostiles à leur égard, leur a proposé secrètement de leur fournir des informations par le biais des satellites américains ainsi que la mise en place d'un téléphone rouge. Au travers de transcriptions de discussions ultrasecrètes que Kissinger a eues dans les années 70 comme conseiller à la présidence américaine en matière de sécurité nationale puis comme secrétaire d'Etat des présidents Richard Nixon et Gerald Ford, on découvre une diplomatie triangulaire particulièrement inventive, où la Chine était privilégiée contre le pays des Soviets. ``Nous serions prêts, à votre demande, à travers les sources que vous souhaitez, vous livrer toute information dont nous disposons sur les forces soviétiques'', déclarait ainsi Kissinger, en 1971, à Huang Hua, l'ambassadeur de Chine auprès des Nations unies. L'ancien conseiller de Richard Nixon évoquait alors les troupes soviétiques déployées au moment de la guerre entre l'Inde et le Pakistan. Mais, lors de futures rencontres en novembre 1973 avec des dirigeants chinois, Mao Tsé-tung notamment, mais aussi le Premier ministre Chou En-laï, il devait offrir une collaboration plus large. ``Il n'y a pas de secrets avec (vous sur) l'Union soviétique'', assurait ainsi Kissinger à Mao. ``Il n'y a rien que nous puissions faire avec l'Union soviétique que vous ne sachiez.'' Parmi les sentiments chinois livrés à Henry Kissinger, celui de Chou En-laï, pour qui, Pékin n'accordait qu'un soutien limité aux révolutions en Amérique latine. ``Nous continuons d'apprendre'', lâchait ainsi l'ancien Premier ministre de Mao. A quoi Henry Kissinger répliquait sous forme de boutade: ``J'espère que vous n'apprendrez pas trop vite.'' D'autres remarques d'une rare aménité ont été attribuées à l'ancien responsable américain. En 1974, il confiait à James Callaghan, secrétaire au Foreign Office: ``Comme chacun sait, les dirigeants soviétiques sont les plus désagréables avec lesquels on puisse parler. Leur capacité à mentir sur des sujets communs est prodigieuse.'' Un document de 1976 mentionne une note que l'ancien Prix Nobel de la paix a adressée au président Ford sur les dirigeants de
Pékin: ``Ce sont des bâtards froids, pragmatiques.'' Au cours des années 70, le président Nixon s'est attaché à suivre une politique de détente à l'égard de Léonid Brejnev, afin d'atténuer les tensions dans plusieurs parties du monde, tout en luttant activement dans d'autres. Parallèlement, Nixon préparait les Etats-Unis à une reconnaissance diplomatique avec la Chine qui interviendra finalement en 1979, sous la présidence de Jimmy Carter. Un déplacement tenu secret de Kissinger à Pékin en 1971, suivi de la visite hautement médiatisée de Nixon en 1972, devaient concrétiser ce changement historique. Informant Chou En-laï, le 10 novembre 1973 à Pékin, sur les intentions anti-chinoises de Moscou, Kissinger soulignait qu'il était dans l'intérêt des Etats-Unis d'empêcher une attaque nucléaire soviétique. Trois jours plus tard, il indiquait au Premier ministre chinois, selon une transcription de l'entretien: ``Toute aide que nous pourrions vous fournir dans notre intérêt mutuel devrait se faire sous une forme qui n'est pas facilement détectable. Grâce à nos lancements de missiles, nous disposons d'un très bon système de satellites, qui nous alerte vite. Le problème est de vous transmettre cela rapidement. Nous serions prêts à établir un téléphone rouge entre nos satellites et Pékin grâce auquel nous pourrions vous transmettre des informations en quelques minutes.'' Chou En-laï s'est montré intéressé par l'offre américaine et les rencontres avec Kissinger se se sont succédées. Mais le téléphone rouge entre entre les satellites américains et Pékin n'aura jamais vu le jour.
President Nixon meets Chairman Mao in Chungnanhai in 1973 (BBC)

Kissinger a offert à la Chine des informations sur les armées de l'URSS (AFP, 10/1/99)
L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger a proposé en secret à la Chine de la renseigner sur les forces armées de l'Union soviétique dans les années 1970, selon des documents rendus publics dimanche à Washington. M. Kissinger, agissant dans le cadre d'une "diplomatie triangulaire" mise en place par l'administration du président Richard Nixon, a offert à plusieurs reprises à Pékin, dès 1971, des ordinateurs très puissants et une "ligne rouge" permettant à Washington de prévenir les Chinois sur les mouvements de troupes soviétiques. Selon ces documents rendus publics par les Archives sur la sécurité nationale, dépendant de l'Université George Washington, ces propositions ont été faites pendant toute la période de tension entre Pékin et Moscou. Au même moment, selon les transcriptions des conversations de l'ancien secrétaire d'Etat rapportées dans un livre, "The Kissinger transcripts", ce dernier niait l'existence d'une telle coopération dans ses entretiens avec les Soviétiques. Lors de leurs rencontres, qui devaient aboutir à la normalisation des relations entre Washington et Pékin en 1979, M. Kissinger a également fourni aux Chinois des éléments très sensibles concernant les relations américano-soviétiques. Les documents, confidentiels jusqu'à présent, rapportent aussi des entretiens auxquels ont participé Richard Nixon, le président Mao Tsé-Toung et le Premier ministre Tchou En-Laï. En 1973, selon ces textes, M. Kissinger a avancé dans un entretien avec Tchou En-Laï la mis en place d'une "ligne rouge" dont l'existence "resterait confidentielle". "Cela vous permettrait de déplacer vos bombardiers, et si possible vos missiles, si vous appreniez qu'une attaque (soviétique) se préparait", notait le secrétaire d'Etat. "Vous auriez besoin de bonnes communications entre Pékin et vos différentes bases, mais nous pourrions sans doute vous aider d'une certaine façon", ajoutait M. Kissinger. "Nous pourrions également vous fournir la technologie pour certains types de radars, mais vous devriez les construire vous-mêmes", ajoutait le responsable américain. Lors d'un entretien précédent, Kissinger avait tenté de rassurer Mao sur le fait que les Etats-Unis n'encourageraient aucune attaque soviétique contre la Chine. "M. le président, déclarait-il, il est très important que nous comprenions nos motifs réciproques (et) nous ne coopérerons jamais sciemment à une attaque contre la Chine". Pour recueillir les faveurs des dirigeants chinois, Kissinger n'a pas hésité non plus à leur donner des renseignements sur les relations américano-soviétiques, indiquent encore ces documents. En juillet 1973, à peine quelques jours après une rencontre entre M. Nixon et son homologue soviétique Leonid Brejnev, M. Kissinger a rapporté la teneur de ces entretiens à l'ambassadeur de Chine auprès des Nations unies alors même que le président russe avait demandé le secret absolu. Brejnev, lui a-t-il dit, a "déclaré qu'il serait intolérable d'imaginer que les capacités nucléaires de la Chine soient dans 15 ans égales à celles des Soviétiques aujourd'hui". "Ceci, a-t-il ajouté, serait intolérable et inacceptable pour l'URSS". M. Kissinger a enfin précisé à son interlocuteur que M. Brejnev avait suggéré que Moscou et Washington partagent des informations sur le programme nucléaire chinois, ce que M. Nixon avait refusé.

The US and China: An uneasy relationship (BBC, 24/6/98)

As the millennium approaches, few doubt that China and the United States are increasingly important. But if history is anything to judge by, establishing a solid, open relationship may be difficult. Throughout the last 50 years, US-Sino relations have been uneasy, marked by a general lack of understanding on both sides. Hostility and mistrust run deep. During its first two decades, Communist China was deeply hostile to the United States, considering it an  'imperialist enemy of the people'. China's role in the Korean War led to a US policy of "containment" towards China. Increased US co-operation with Taiwan, which China considers a renegade province, through the 1950s also contributed to the problems and the stalemate that characterised relations in the 1960s. 
But in the late 1960s and early '70s, President Nixon and his foreign policy team realised that the falling out between the two great Communist countries, China and the USSR, offered the United States a unique opening as well as a means to isolate the Soviet Union by  joining with China to challenge Moscow. 
The means used for developing contacts between the two countries was cultural. Through games of ping-pong in 1970 and '71, the two countries became used to one another. That closer relationship led to President Nixon's historic 1972  trip to China. 
 During the visit Nixon signed the Shanghai Communiqué, which signalled the adoption of a 'one China policy', a policy to which it continues to adhere. The United  States still acknowledges that there is only one China, and that Taiwan  is a part of China. 
During the 1970s relations slowly  improved between the two countries  through cultural interchange and a number of visits, including President Gerald Ford's trip in December 1975. 
 In 1979 there was a further move  forward in relations under President Carter as the US established relations with the People's Republic of China and transferred diplomatic recognition from Taipei to Beijing. Soon after, Deng Xiaoping visited the United States. At a Texas rodeo, he appeared in a traditional American Stetson hat, creating a new more friendly image of China to the American public. 
The 1980s saw some ups and downs with a number of disputes mainly centring on Taiwan although there were also visits like that by Ronald Reagan to Beijing in 1984. In February 1989 President George Bush made a quick visit to China which proved difficult after he invited  dissidents to a banquet and Chinese authorities responded by forcibly preventing one, Fang Lizhi, from attending. 
But in 1989 nearly all of the work was undone with the events of June 4 in Tiananmen Square. Images of student protests and tanks came to define the perception of China in the United States. Human rights rose to the top of the agenda as sanctions were imposed on Beijing, a  few of which remain to this day. 
In his 1992 campaign Bill Clinton attacked President Bush for 'coddling' China's leaders and promised that he would pursue a tougher policy. But the Clinton administration's China policy has generally lacked coherence and seen a number of sharp turns. 
Clinton initially pursued a policy that emphasised the use of economic leverage to actively promote human rights and democracy in China, especially through the annual debate in Congress about granting China 'Most Favoured Nation' trading status. By encouraging contact, trade and economic development, it has hoped that China can be drawn into the world community. But  this policy has met with many critics especially in Congress from those who favour a tougher stance against a rising China. 
Meanwhile China is deeply conscious of both its past as a great power and its later subjugation by foreign and colonial powers and as a result is especially sensitive at any talk of the US trying to 'contain' China in the same way as it tried to contain the Soviet Union leaving  plenty of room for continued misunderstanding and tension between the two countries. 

Droits de l'homme: reprise du dialogue Chine-USA malgré la répression (AFP, 11/1/99)
Pékin se préparait lundi à reprendre son dialogue avec les Etats-Unis sur les droits de l'homme interrompu depuis quatre ans, tout en poursuivant sa répression de la dissidence. A quelques heures de la reprise des discussions à Washington, on apprenait ainsi la "disparition" de Zhou Yongjun, un ancien du "Printemps de Pékin" vivant en exil aux Etats-Unis depuis 1992. Zhou n'a pas donné de nouvelles depuis qu'il a tenté de rentrer clandestinement en Chine il y a trois semaines. Parallèlement, un jeûne de protestation tournant se poursuivait pour protester contre les condamnations des principaux chefs de file de la dissidence le mois dernier. "J'observerai le jeûne, quoi qu'il arrive", a précisé le dissident Zhen Yichun, originaire du Liaoning (nord-est) par téléphone à l'AFP, tout en accusant les autorités chinoises d'avoir "trompé" la communauté internationale en signant le pacte de l'ONU sur les droits civils en politiques en octobre dernier. Deux mois plus tard, la Chine condamnait les trois principaux chefs de file de la dissidence Xu Wenli, Qin Yongmin et Wang Youcai à des peines allant de 13 à 11 ans de prison pour leur implication dans la mise sur pied du premier parti d'opposition chinois. Malgré ces condamnations, qualifiées de "lamentables" par un porte-parole américain, Washington a donné le feu vert pour une reprise du dialogue sur les droits de l'homme lundi et mardi avec Pékin. La Chine sera représentée par le ministre adjoint aux affaires étrangères Wang Guangya, tandis que la délégation américaine sera
dirigée par Harold Koh. "Nous sommes pour la coopération et le dialogue sur un pied d'égalité afin d'accroitre la compréhension et de réduire les divergences", déclarait la semaine dernière un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, avant d'estimer qu'un retour à la confrontation n'irait pas "dans le sens de l'histoire". En juin dernier, Bill Clinton avait effectué une visite historique à Pékin, la première d'un président américain depuis la répression sanglante du mouvement pro-démocratique chinois en 1989. Tout en critiquant ouvertement l'attitude de Pékin face aux droits de l'homme, Bill Clinton s'était mis d'accord avec le président Jiang Zemin sur le principe d'une reprise du dialogue sur les droits de l'homme, interrompu après une rencontre du dissident chinois Wei Jingsheng avec un officiel américain en visite à Pékin en 1994. Wei avait été condamné par la suite à 14 ans de prison avant d'être libéré pour raisons médicales en novembre 1997 et envoyé aux Etats-Unis où il vit en exil.

La Chine devra investir davantage dans la recherche agricole
En raison de ses ressources limitées, la Chine doit investir davantage dans la recherche agricole et le développement pour continuer à nourrir sa population croissante, affirme l'hebdomadaire ``Business Weekly'', citant un expert chinois. Huang Jikun, directeur du Centre de politique agricole chinoise, au sein de l'Académie chinoise des sciences agricoles, plaide en faveur d'un investissement important dans le domaine la recherche agricole, et d'une réforme du système. Selon les prévisions démographiques, la population chinoise, la plus nombreuse de la planète, devrait atteindre 1,6 milliard d'individus en 2030. D'ici-là, en moyenne, la terre cultivable par personne sera réduite à 0,05 hectare, contre 0,08 hectare aujourd'hui, la bataille pour l'eau entre l'agriculture et l'industrie devant devenir plus intense encore. Le millier d'instituts de recherche agricole n'ont pas réussi jusqu'à présent à coordonner leurs travaux, note le journal. En outre, les autorités chinoises déterminent les sujets de recherche sans tenir compte des demandes des agriculteurs, ajoute-t-il. 

Déséquilibre de la population en Chine, où l'on compte plus d'hommes que de femmes (AP, 8/1/99)
Le déséquilibre de la population s'accentue en Chine, où l'on compte plus d'hommes que de femmes -120 naissances de garçons pour 100 de petites filles- selon un rapport de l'Académie des sciences sociales cité par le journal ``Shanghai Express''. 
On enregistre en moyenne ailleurs dans le monde 106 bébés de sexe masculin pour 100 nourrissons de sexe féminin. Le rapport ne fournit aucune explication officielle pour ce déséquilibre mais cite des experts, anonymes, qui mettent en cause les attitudes visant à privilégier les garçons sur les filles, dans tous les domaines. Peu de Chinois bénéficient de pensions ou de retraites. Les garçons sont ainsi préférés, car ce sont eux qui traditionnellement s'occupent de leurs parents dans leurs vieux jours. Les filles deviennent elles membres de la famille de leur mari, et ne sont plus disponibles pour leurs parents. 
Selon ``Shanghai Express'', le déséquilibre de la population ``a aussi sûrement un rapport avec la politique de planning familial''. La Chine a mis en place au début des années 80 une politique de limitation des naissances -pas plus d'un enfant par foyer- afin de ralentir l'augmentation de sa population, qui atteint 1,2 milliard d'habitants.  Les contrevenants peuvent faire l'objet d'une amende, perdre leur travail ou leur logement. Des exceptions sont faites pour les habitants des zones rurales et les minorités ethniques. 
Malgré tout, la population s'accroît de quelque 14 millions d'habitants par an, une croissance qui ne devrait pas s'interrompre avant le milieu du XXIe siècle. 

Chine-Cambodge : Jugement Khmers Rouges : une affaire intérieure cambodgienne, selon Pékin (AFP, 5/1/99)
Chine-Israël : La Chine "profondément préoccupée" par les  bombardements israéliens au Liban (AFP, 5/1/99)
Chine-pont : 14 morts et plusieurs disparus dans l'effondrement d'un pont (AFP, 5/1/99)
Chine-espace : Pékin se prépare pour des vols spatiaux habités au  début du 21è siècle (AFP, 5/1/99)
Chine-Vatican-religion : La Chine dément avoir soumis un prêtre à  des "tortures sexuelles" (AFP, 5/1/99)
Chine-économie : Croissance de 7 à 8% en 1999, selon un responsable gouvernemental (AFP, 4/1/99)
Egypte-Chine-Irak : Pékin accuse Wahington d'avoir méprisé le Conseil de sécurité (AFP, 4/1/99)
Vatican-Chine-religion : Des prêtres chinois soumis à des "tortures sexuelles", selon le Vatican (AFP, 4/1/99)
Egypte-Chine : M. Moubarak invité en Chine en avril (AFP, 4/1/99)
Chine-dissident : Un membre du PDC (interdit) interpellé en Mongolie  Intérieure (AFP, 4/1/99)
Chine-euro : L'euro fait des débuts discrets en Chine (AFP, 4/1/99)

L'euro fait des débuts discrets en Chine (AFP, 4/1/99)
L'euro a fait des débuts discrets lundi en Chine où il s'échangeait en hausse face au dollar et au yuan, la monnaie chinoise,
dans les premières transactions interbancaires.
Malgré une vaste campagne de presse destinée à sensibiliser la population au cours des dernières semaines, aucune animation particulière n'était perceptible aux guichets des banques à Pékin.
Et si les principales banques commerciales dont la Banque de Chine reconnaissaient qu'il était possible d'ouvrir dès à présent un compte en euros ou d'effectuer une transaction en euros, d'autres estimaient qu'il faudrait encore quelques jours.
"Ce sera possible dans quelques jours, une fois que nos systèmes informatiques auraient été modifiés" déclarait lundi un employé de la CITIC Industrial Bank à Pékin.
Toutes les banques visitées affichaient toutefois les taux de change de l'euro aux côtés des taux de change du mark, du franc français ou de la lire italienne, tandis que la Banque de Chine distribuait une abondante documentation, entièrement en chinois, aux clients intéressés par un compte en euros.
Lundi matin, la monnaie chinoise, qui n'est pas entièrement convertible et est de facto alignée sur le dollar, s'échangeait en baisse face à l'euro, à 9,7106 yuans pour un euro à l'achat et 9,7398 yuans à la vente, contre 9,6805 yuans pour un euro à l'achat et 9,7095 yuans à la vente, son cours de référence établi jeudi dernier.
Selon un cambiste interrogé à Shanghai, le taux a été fixé pour la journée de lundi sur la base des premières transactions observées lundi matin en Australie et au Japon.
Aucune différence sensible n'était perceptible par rapport à la semaine dernière dans les premières transactions en devises, selon une responsable de la Banque Industrielle et Commerciale de Chine à Shanghai.
"Quelques personnes viennent acheter de l'euro, et pour l'instant, évidemment, personne n'en a à vendre, mais la plupart restent attentistes" a-t-elle ajouté.
L'euro est pour l'instant absent du marché officiel des changes de Shanghai et le restera tant que le volume des transactions sera limité, a-t-on appris dans la grande métropole de Chine orientale.
Après avoir longtemps hésité, la Chine a finalement accueilli le lancement de la monnaie européenne avec des sentiments plutôt mitigés : d'un côté, elle estime que l'euro devrait permettre de réduire les risques de change pour les enteprises chinoises et constitue un contrepoids intéressant face au dollar, mais de l'autre, elle redoute une compétition accrue de la part des entreprises européennes et un impact sur son commerce avec l'Europe.
Dans la brochure distribuée à ses clients, la Banque de Chine relève que le lancement de l'euro se traduira par des coûts accrus pour les sociétés chinoises, en particulier d'import-export, qui devront modifier leurs équipements et former leur personnel. 
"Les gens pensent que l'euro sera une monnaie instable dans un premier temps mais qu'ensuite elle deviendra stable" prévient par ailleurs la banque qui reconnait néanmoins que l'euro devrait favoriser l'arrivée de capitaux étrangers en Chine.
Mais la banque prend également la peine de souligner que les sociétés chinoises concernées n'ont aucune obligation d'utiliser l'euro dès à présent et pourront continuer à utiliser leurs comptes ou conserver leurs dettes libellées dans les 11 monnaies européennes jusqu'au 31 décembre 2001.

Chine-Afrique : Le chef de la diplomatie chinoise effectue une tournée en Afrique (AFP, 4/1/99)
Chine-séisme : Séisme de 5 degrés dans le sud-ouest de la Chine (AFP, 4/1/99)
USA-Chine-technologie : Pékin aurait fait de l'espionnage aux Etats-Unis pour sa bombe à neutrons (AFP, 3/1/99)
Chine-USA : Echange de voeux entre MM. Jiang et Clinton, selon Pékin (AFP, 1/1/99)
Chine-Taïwan : Le président chinois déterminé à réunifier Taïwan au continent (AFP, 1/1/99)
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