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Kim Dae-jung = kim dê-djoung
Kim Jong Il = kim djong il.
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Défense

Les deux Corées d'accord sur les détails du sommet de juin (AP, 18/5/2000)
La Corée du Sud et la Corée du Nord ont accepté tous les détails pour le sommet de leurs deux dirigeants en juin, a annoncé le gouvernement de la Corée du Sud. Cet accord a été obtenu à l'issue d'une rencontre entre les négociateurs des deux pays dans le village frontalier de Panmunjom. Au cours de cette réunion, ils ont résolu le dernier problème: le nombre de journalistes sud-coréens qui seront autorisés à couvrir le sommet qui se tiendra du 12 au 14 juin dans la capitale nord-coréenne de Pyongyang. Dans un compromis, Séoul a accepté de réduire à 50 le nombre de journalistes. La Corée du Sud avait demandé l'autorisation pour 80 journalistes mais la Corée du Nord avait demandé que ce nombre soit divisé par deux.
Park Jae-kyu, un porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification, a confirmé que les deux parties avaient accepté tous les détails de ce sommet.
Selon Park, une délégation de responsables sud-coréens se rendra à Pyongyang à la fin du mois de mai pour préparer le sommet.
Le négociateur nord-coréen Choi Sung Ik a déclaré de son côté que les deux parties ont accepté un programme commun pour ce sommet qui insistera sur la confiance, la paix et l'unité nationale.
La réunion de jeudi à l'échelon gouvernemental à Panmunjom est la cinquième depuis le 22 avril. Après quatre sessions de pourparlers, les deux parties ont décidé la semaine dernière de poursuivre ces discussions par courrier et téléphone.
Ce sommet sera le premier jamais organisé entre les deux Corées, divisées depuis 1945. Leur guerre de trois ans au début des années 1950 s'est terminée sur un armistice et non pas un traité de paix. 

Le sommet des deux Corée suscite méfiance et inquiétude au sud (AFP, 12/4/2000)
Le premier enthousiasme retombé, la perspective du coût d'une réunification entre les deux Corée, que permet d'entrevoir le sommet des leaders des deux pays techniquement toujours en guerre, suscite méfiance et inquiétude en Corée du sud. L'annonce simultanée lundi à Pyongyang et à Séoul de la rencontre entre Kim Jong Il, leader de la Corée du nord communiste et Kim Dae-jung, président élu du sud, du 12 au 14 juin prochain a suscité sur le coup l'enthousiasme de nombreux Sud-coréens. Des restaurants ont été jusqu'à afficher des rabais en honneur de l'évènement, qui permet d'espérer que les deux Corée pourront
fermer le dernier chapitre de la guerre froide. L'enthousiasme initial a été douché mercredi par les commentaires de la presse sud-coréenne qui met l'accent sur les risques que fait peser sur la pression fiscale en Corée-du-sud une réunification.
"Réunir des fonds en faveur de la coopération économique entre les deux Corée est une rude tâche. On parle de mettre en place des fonds d'unification mais nous devons être prudents car de tels engagements vont constituer un lourd fardeau pour nous", souligne l'éditorial du très influent quotidien Dong-A.
"Le gouvernement et les hommes d'affaires doivent savoir que de tels investissements en Corée du nord vont entraîner des charges
énormes", ajoute le journal.
Les dirigeants sud-coréens affirment que Pyongyang n'a posé aucune condition préalable à ce sommet sans précédent. Les
commentateurs toutefois relèvent que le sommet pourrait entraîner des coûts très élevés pour la Corée du sud alors que son
économie se remet à peine de deux années de récession.
"Le sommet est utile surtout en raison de sa signification symbolique. Il ne peut pas dissimuler le fait simple que la Corée du nord
est un Etat policier en faillite", souligne Robert Fouser, professeur à l'université Kagoshima au Japon dans le Korea Herald mercredi. Une opinion qui renforce la suspicion grandissante des experts sud-coréens en matière de relation avec le nord selon lesquels le régime de Pyongyang a fait avec ce sommet un cadeau électoral au président Kim Dae-Jung en échange d'une aide financière. "L'annonce de ce sommet entre la Corée du nord et celle du sud peut être un stratagème électoral opportun pour le PDM (Parti du Millénaire au pouvoir, ndlr)", a souligné la Standard Chartered Bank dans une étude. "Mais s'il s'agit d'un premier pas vers une réunification des deux pays, cette dernière entraînera non seulement des bénéfices économiques et sociaux mais également de grands coûts financiers". Le président sud-coréen avait proposé en mars une aide en faveur de la reconstruction de la Corée du Nord en proie à la famine et au désastre économique. En Corée du sud, la tactique électorale qui consiste a utiliser les affaires nord coréennes pour attirer les voix a été baptisée Pukpung, du nom d'un vent qui vient du nord. Le sommet constitue cependant un formidable espoir pour les milliers de familles séparées depuis la coupure du pays en 1945 et la guerre qui a ravagé le pays de 1950 à 1953. 

La fin de la campagne électorale tourne autour du sommet des deux Kim (AFP, 12/4/2000)
L'annonce du sommet entre Kim Dae-Jung, président de la Corée du sud et Kim Jong-Il, chef de la Corée du Nord communiste, a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans la campagne électorale en vue des législatives de jeudi.
Même la principale formation de l'opposition, le Grand parti national (GNP), qui semblait jusqu'ici avoir le vent en poupe, reconnait
que l'accord "historique" entre les deux pays, toujours techniquement en guerre, pour la rencontre prévue mi-juin à Pyongyang aura un impact sur l'électorat.
Un sondage du GNP montre que 67% des électeurs estiment que cet évènement, fruit de la "politique de la lumière" de Kim
Dae-Jung, va influencer le scrutin qui doit renouveler les 273 sièges de l'assemblée nationale de la Corée du sud.
Du côté de la majorité sortante, le Parti démocrate du millénaire (PDM) du président s'abstient de pavoiser. "Il est difficile de prévoir pour l'instant quel sera l'effet du sommet", déclare modestement un responsable de la campagne du PDM.
 Le sommet des deux Kim suscite en Corée du sud des sentiments mêlés faits d'espoirs de réunion pour les nombreuses familles
séparées par la frontière mais aussi de la crainte d'avoir à supporter le fardeau des errements d'une dictature stalinienne qui a réduit à la famine ce pays jadis plus riche que la Corée du sud.
Dès l'annonce de la rencontre, l'opposition a tenté d'allumer des contre-feux électoraux en apostrophant le chef de l'Etat sur le prix
des concessions accordées à Kim Jong Il, "Grand Dirigeant" de la Corée du nord.
La Standard Chartered Bank interprète le sommet comme "un stratagème électoral opportun pour le PDM", tout en mettant l'accent sur le coût d'une possible réunification qui "entraînera non seulement des bénéfices économiques et sociaux mais également des coûts financiers".
Mardi le président Kim Dae-Jung a annoncé en conseil des ministres qu'une "aide substantielle" était nécessaire "au redressement économique de la Corée du nord" et les industriels sud coréens ont annoncé mercredi qu'ils investiraient au nord.
Toutefois le Korea times se demande mercredi matin si le rendez vous des deux Kim n'est pas, une fois de plus, un effet du
Pukpung, ce vent du nord qui, par extension, désigne la tactique électorale consistant à tirer partie des évènements liés aux
relations mouvementées entre les deux Corée.Régulièrement, des affaires de terrorisme et d'espionnage ou des incidents armés à partir de la Corée du nord surviennent en Corée du sud en pleine période électorale, souligne le journal qui cite les précédents de 1996, 1992 et 1987. Au final, les observateurs s'attendent à ce qu'aucun des deux principaux partis ne parvienne a dominer clairement la prochaine assemblée. Cela conduirait le président à rechercher une coalition majoritaire en ralliant des parlementaires de petites formations. La Corée du sud est dotée d'une constitution de type présidentiel calquée sur celle des Etats Unis. Le mandat du président Kim Dae-Jung, élu au suffrage universel en février 1998, arrive à terme en 2003.Le taux de participation sera jeudi -jour férié pour l'occasion- un enjeu de ces élections législatives dans la mesure ou la classe
politique sud-coréenne est largement discréditée par les scandales. Une "Alliance des citoyens pour les élections de 2000" regroupant 470 associations civiques a publié des "listes noires" d'hommes politiques "corrompus et incompétents" et de candidats jugés indignes de représenter leurs électeurs.

Pékin "salue et approuve" le sommet entre les deux Corées (Reuters, 11/4/2000)
La Chine "salue et approuve" l'accord conclu entre les deux Corées pour la tenue d'un sommet historique en juin prochain, a déclaré Pékin. "La position de la Chine a toujours été de préserver et de faire progresser la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne", a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. "Nous avons toujours plaidé pour que les deux parties améliorent leurs relations par le dialogue, parviennent à la réconciliation et finalement à la réunification", a-t-il ajouté. Pyongyang et Séoul ont annoncé lundi la tenue d'un sommet entre les présidents des deux Corées du 12 au 14 juin prochains. 

 

Politique

Kim Jong-Il: l'ombre de son père, le "leader suprême" (AFP, 6/6/2000)
Kim Jong-Il, le "cher leader" nord-coréen qui participera la semaine prochaine au sommet historique entre les deux Corées, vit depuis des années dans l'ombre de son père, le "leader suprême" Kim Il-Sung, mort mystérieusement en 1994.
 Depuis, Kim Jong-Il a certes été élevé au rang de "leader suprême" par la presse d'Etat nord-coréenne, mais il a décliné le titre de président du pays préférant gouverner avec le titre de président de la commission nationale de défense.
 Kim Jong-Il a effectué la semaine dernière un voyage de trois jours à Pékin, sa première visite à l'étranger depuis la mort de son père. Les médias sud-coréens ont récemment affirmé qu'il se rendrait à Séoul en août. Si c'était le cas, il s'agirait d'un changement majeur pour l'image du leader nord-coréen, jusqu'ici extrêmement discret.
 La télévision chinoise a montré la semaine dernière des images de Kim Il-Jong, âgé de 58 ans, habillé d'un costume Mao de couleur grise et paraissant en excellente forme.
 Apparaissant rarement en public, le mystérieux leader nord-coréen vit une existence confortable à la tête d'un pays exsangue, menacé par la famine. Passionné de cinéma, on le dit aussi amateur de belles voitures.
 La télévision japonaise a diffusé la bande son de sa rencontre la semaine dernière avec le président chinois Jiang Zemin. A cette occasion il a simplement dit: "je suis content de vous voir. Vous faites jeune". Sa dernière déclaration remonte à 1982 lorsqu'il avait très brièvement félicité l'armée de son pays. Cette manie du secret a contribué à façonner un mythe autour de sa personnalité. On le dit ainsi excentrique, incontrôlable et avide de luxe. 
Il avait été nommé dès 1974 successeur de son père, inaugurant ainsi la première dynastie communiste dans le monde.
 Au cours des années 70 et 80, il ne s'est guère occupé de politique et avant son voyage à Pékin, il n'avait voyagé à l'étranger que deux fois, en Chine et en Allemagne de l'est en compagnie de son père.

La course de vitesse du Coréen Kim Dae-jung (Le Monde, 26/4/2000)

La "non-victoire" du Parti démocrate du millénaire du président Kim Dae-jung, qui a progressé sans toutefois atteindre la majorité à l'issue des élections du 13 avril, pourrait servir la jeune démocratie coréenne en contraignant les forces politiques à chercher des compromis au lieu de se heurter de front.

Dans un rare geste de conciliation, le président Kim Dae-jung et le chef du Grand Parti de la nation (opposition), Lee Hoi-chang, viennent de décider de coopérer pour la préparation du sommet entre les deux Corées qui doit avoir lieu les 12 et 14 juin. C'était la troisième fois seulement que les deux hommes se rencontraient depuis que Kim Dae-jung a été élu en décembre 1997.

Le nouvel équilibre des forces à l'Assemblée, où l'opposition frôle la majorité, ne devrait pas trop gêner le président Kim dont le parti cherchera à rallier les indépendants et à renouer avec l'Union libérale démocrate (partenaire dans la précédente coalition). Mais, derrière cette continuité apparente, quelque chose a changé : le chef de l'Etat a « perdu la main ». Il a perdu sinon l'initiative - la Constitution donnant des pouvoirs considérables au chef de l'Etat -, du moins la force de conviction qui lui a permis au cours des deux premières années de son mandat d'entamer une transformation profonde de la Corée. M. Kim a senti le vent tourner. Pragmatique, il change de cap : renonçant aux méthodes parfois autoritaires dont il a fait preuve pour forcer les réformes, il cherche des terrains d'entente avec l'opposition afin de donner un caractère national à sa politique de main tendue en direction du Nord.

Lorsqu'il est arrivé au pouvoir, Kim Dae-jung avait un énorme crédit. Le pays s'enfonçait dans une crise financière dont on ne voyait pas l'issue. Et bien qu'une bonne partie des électeurs ait voté contre lui, tout le monde souhaitait qu'il réussisse à le dégager de l'ornière.C'est ce qu'il a fait : il a recapitalisé le système bancaire, enrayé la chute du won, reconstitué les réserves, relancé la croissance et engagé des réformes structurelles. Impressionnant bilan. Mais la poursuite des scandales dans le monde politique et la bureaucratie, l'écart qui s'est creusé entre les riches et les laissés-pour-compte, conjugué aux désillusions des dissidents d'autrefois qui ont combattu pour la démocratie avec Kim Dae-jung et l'accusent de ne pas avoir tenu ses promesses en matière de justice sociale, tout cela a entamé la crédibilité du chef de l'Etat.

UNE ANNONCE TROP OPPORTUNE

Beaucoup ne croient plus ce qu'il promet. Le sommet avec le Nord est un bon exemple. Annoncé trois jours avant les élections, cette rencontre « historique » tombait si bien à propos que tout le monde a cru à une grossière manoeuvre politique. On ne connaît pas encore les dessous de l'accord entre Pyongyang et Séoul. Mais personne n'a cru la version officielle : c'est la Corée du Nord qui a inopinément décidé d'annoncer le sommet avant les élections au Sud. La « potion magique » du Nord n'a pas eu d'effet sur les électeurs sinon un effet contraire : le caractère « historique » de ce sommet est obscurci par le scepticisme provoqué par une annonce trop opportune pour le parti gouvernemental. Et l'opinion n'a même pas donné à M. Kim le bénéfice du doute. 

Lorsqu'il a accédé au pouvoir, Kim Dae-jung avait une force que même ses ennemis ne pouvaient lui nier : l'ascendant du combattant pour la démocratie qui, à trois reprises, avait failli payer cet engagement de sa vie. Mais cette image est aujourd'hui plus prégnante à l'étranger qu'en Corée. C'est le manoeuvrier de la politique plus que la figure historique qui domine dans l'esprit des Coréens. Plus qu'un Nelson Mandela, il est devenu une sorte de Mikhaïl Gorbatchev, encensé à l'étranger mais peu apprécié dans son pays, écrit la Far Easten Economic Review. Les mouvements de citoyens - qui se sont avérés dans ces élections la grande force de renouveau politique - ont servi le parti gouvernemental en lui évitant la défaite pure et simple attendue, mais ils sont loin d'être acquis au président.

Kim Dae-jung paraît quelque peu isolé : il n'a plus le soutien de la dissidence d'hier ou des syndicats, sans pour autant rallier les forces de renouveau de la démocratie ; une partie de l'opinion n'a plus confiance en lui. Confronté à une opposition « remontée » et clamant qu'il a été désavoué par le pays, le président aura des difficultés à « reprendre la main ». On ne doit pas s'attendre à un revirement de la politique de réformes économiques qu'il a entamée, mais le « tempo » de celles-ci risque de se ralentir précisément au moment où la reprise de la croissance, en diminuant le sentiment d'urgence, tend à démobiliser les énergies réformistes. Bien que beaucoup reste à faire pour remédier à l'endettement des banques et accélérer la restructuration industrielle, des forces autonomes de renouveau (telles que l'essor fulgurant d'Internet) sont cependant à l'oeuvre qui témoignent du dynamisme économique du pays.

Le seul atout qui reste à Kim Dae-jung est sa politique d'ouverture vis-à-vis de Pyongyang. La rencontre avec le dirigeant du Nord, Kim Jong-il, pour la première fois depuis la partition de la péninsule il y a plus d'un demi-siècle et une guerre fratricide, lui redonnera assurément son vernis de figure historique. Mais c'est aussi un jeu risqué. Même si la rencontre a en soi une signification historique indéniable, revenir de Pyongyang les mains vides pourrait déclencher le feu de l'opposition, hostile à une politique de main tendue dans laquelle le Sud, plus que le Nord, fait des concessions.

La politique de réconciliation que mène avec constance Kim Dae-jung depuis deux ans a le mérite du réalisme : nourrie d'une vision historique qui a fait défaut à ses prédécesseurs, c'est la seule qui peut à terme désenclaver la Corée du Nord et éviter ainsi le risque de chaos dans la péninsule et de déstabilisation dans toute la région qu'entraînerait la chute du régime. Les dirigeants de Pyongyang, de leur côté, ont tout intérêt à soutenir les efforts de Kim Dae-jung. C'est Séoul qui, derrière la scène, contribue à dégager le « royaume ermite » de son isolement diplomatique par des pressions sur les pays occidentaux pour qu'ils normalisent leurs relations avec le dernier régime stalinien de la planète et lui ménagent ainsi une survie qui dépend de l'aide internationale. Du succès de sa politique à l'égard du Nord dépend l'image que laissera un Kim Dae-jung, à l'aura aujourd'hui écornée, dans l'histoire de la Corée.

Corée du Sud: l'opposition reste le premier groupe au Parlement (AP, 13/4/2000)
Le président sud-coréen et son Parti démocrate du Millénaire (PDM) espéraient tirer à l'occasion des législatives de jeudi les bénéfices d'un rapprochement annoncé avec la Corée du Nord. Espoir déçu. Selon les derniers résultats portant sur le dépouillement de près de 100% des bulletins de vote, les opposants du Grand parti national (GPN) restent le premier groupe à l'Assemblée nationale avec 133 des 273 sièges à pourvoir contre 115 au PDM.
Les deux partis font ainsi mieux qu'aux élections précédentes, à la différence de l'Union des démocrates libéraux (UDL), qui fait figure de grande perdante. La formation a seulement obtenu 17 sièges, soit moitié moins que dans l'Assemblée nationale sortante. Les petits partis et les indépendants ont quant à eux remporté huit sièges.
Pas moins de 1.040 candidats se disputaient les 227 sièges en lice via le suffrage direct, alors que 46 autres sièges devaient être répartis entre les formations à la proportionnelle à l'occasion de ce scrutin.
L'annonce du sommet en juin prochain à Pyongyang entre M. Kim et le dirigeant nord-coréen Kim Il Song n'a visiblement pas profité au parti présidentiel toujours à la recherche d'une majorité. Le taux de participation a péniblement atteint 57,2% en ce jour ensoleillé, alors qu'il avait été de 63,9% en 1996.
La plupart des 33,5 millions d'électeurs inscrits ont sans doute préféré voter en faveur de leurs candidats locaux, plutôt que d'accorder une importance nationale au scrutin. ''L'influence du sommet sur les électeurs sera limité'', confiait Kang Young-shik, 29 ans, après avoir voté. ''Les jeunes comme moi n'en font pas un facteur important dans leur prise de décision''.
Quelles que soient les raisons des électeurs, ce scrutin n'est donc pas le coup de pouce populaire espéré par le président Kim qui cherche à se relancer à mi-mandat. Alors qu'aucun parti ne peut espérer remporter la majorité absolue au Parlement monocaméral, M. Kim se retrouve dans la position d'avoir à rechercher un nouveau partenaire de coalition.
On se souvient que l'Union des démocrates libéraux (UDL) à laquelle appartient le Premier ministre conservateur Kim Jong-pil a claqué la porte de la coalition en février dernier. Le président mène actuellement une douloureuse restructuration du secteur bancaire et des ''cheabols'', ces énormes conglomérats industriels comme Daewoo -en faillite- ou Hyundai.
Une dizaine d'entre eux se sont effondrés sous le poids de dettes colossales en 1997, contraignant la Corée à accepter les drastiques conditions du FMI dans le cadre d'un plan de sauvetage de 58 milliards de dollars (394 millions de FF/60 milliards d'euros).

La liste noire des politiciens véreux secoue la vie politique sud-coréenne (AFP, 25/1/2000)
La majorité au pouvoir depuis deux ans en Corée du sud est sérieusement ébranlée par la publication lundi d'une liste noire de 67 hommes politiques étiquetés "incompétents et corrompus" par 470 associations et organisations de citoyens. Le président de l'assemblée nationale, Park Jyun-Kyu qui figure sur cette liste à d'ores et déjà annoncé qu'il se retirait de la campagne électorale en vue des élections générales d'avril prochain.  C'est la seconde personnalité à prendre une telle décision. Han Lee-Hun, un député indépendant, avait retiré sa candidature dès la parution de cette liste lundi qui contient un nombre à peu près égal de membres de la majorité et de l'opposition. Cette liste a fait naître une brouille dans l'alliance entre le Parti Démocratique du Millennium (MDP) du président Kim Dae-Jung et celui des Démocrates libéraux unis (ULD). Le chef de cette dernière formation, Kim Jong-Pil, premier ministre jusqu'à la semaine dernière, est l'une des principales figures politiques à être ainsi épinglée. Kim Jong-Pil a annulé sa rencontre prévue avec le président jeudi qui devait symboliser l'alliance entre leurs formations politiques
respectives. L'ULD est particulièrement ulcérée par cette affaire car elle elle soupçonne ses partenaires de comploter contre elle.
"Nous avons discerné une conspiration par une série de tentatives récentes visant à abattre les forces conservatrices et le parti" a
déclaré le porte-parole de l'ULD Lee Yang-Hee à l'issue d'une réunion des dirigeants du parti. M. Kim Jong-Pil a fait équipe avec le président Kim Dae-Jung en février 1998 pour accéder au pouvoir à la tête d'un gouvernement réformiste avec l'ambition de faire des réformes touchant aussi bien la vie politique du pays que ses secteurs financiers et industriels. Mais le fait qu'il se retrouve aujourd'hui sur cette liste d'infamie suscite la colère de son parti, l'ULD, qui est persuadé qu'elle vise à ruiner son avenir électoral.
Le secrétaire général de l'ULD Kim Huyn-Uck soutient que deux responsables de la présidence et le MDP sont au centre de ce
complot qui, selon lui, utilise les groupes et les associations civiques comme des "couvertures", écrit le journal Munhwa.
"Ce genre de conspiration est tout simplement inimaginable et impossible", a assuré mercredi le président Kim.
Un sondage national effectué auprès de 800 personnes a montré que 84,5% des électeurs ne voteraient pas en faveur d'une
personnalité figurant sur la liste lors des élections générales qui auront lieu le 13 avril prochain. Ces associations ont annoncé qu'elles allaient publier cette semaine une nouvelle liste d'hommes politiques incapables. "Il est très dommage que le monde politique n'ait pas été capable de se réformer lui-même et que des associations de citoyens aient du s'engager de la sorte", a encore reconnu le président sud-coréen.

Economie, Industries et R&D

Corée: Kim promet de poursuivre les réformes économiques (Reuters, 17/4/2000)
Le président sud-coréen, Kim Dae-jung, déclare qu'il maintiendra son programme de restructurations financières et économiques et qu'il tenterait d'obtenir le soutien de l'opposition avant le sommet historique de Pyongyang en juin prochain. Dans un discours à la nation retransmis à la télévision, le président s'est engagé à boucler les réformes économiques d'ici la fin de l'année."Le gouvernement procédera à des restructurations incessantes, non seulement dans la finance et dans le secteur des entreprises, mais aussi dans le secteur public", a-t-il dit.Kim Dae-jung a précisé que la privatisation des entreprises publiques se poursuivrait et s'est fixé comme objectif de faire de la Corée du Sud "le pays numéro un" pour les investisseurs étrangers. Il a ajouté que le gouvernement s'efforcerait de maintenir la stabilité des prix à la consommation, des taux d'intérêt et des marchés financiers sud-coréens. Le programme de privatisation avait été la cible privilégiée du Grand Parti national (GNP) lors de la campagne des élections législatives, avec un certain succès puisque la formation d'opposition est devenue, avec 133 élus sur 273, le premier groupe au Parlement. Les dirigeants du GNP accusaient notamment le gouvernement de brader les actifs publics de la Corée du Sud. Lors de son allocution, le président Kim a proposé la tenue d'une réunion avec le dirigeant du GNP, Lee Hoi-chang, pour tenter de définir un consensus sur les questions politiques et nationales."Il est temps pour nous tous de promouvoir une harmonie nationale et de nous préparer à faire du sommet historique (à Pyongyang) un succès", a-t-il dit. Le président sud-coréen doit rencontrer en juin prochain à Pyongyang le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il.

Corée du Sud : la croissance a fait un bond de 10,7% en 1999 (Reuters, 22/3/2000)
La Corée du Sud annonce une croissance économique de 10,7% en 1999, son rythme le plus élevé en plus de dix ans, après la rude récession qui a suivi la pire crise financière du pays. La croissance du PIB, dont le chiffre est encore provisoire, a dépassé la prévision de 10,2% de la Banque de Corée et alimente les craintes d'une surchauffe économique et d'une spirale inflationniste. En 1998, le PIB s'était contracté de 6,7%. Au dernier trimestre de l'an dernier, le PIB sud-coréen a enregistré une progression de 13,0% contre une baisse de 5,9% pendant la même période de 1998, a précisé la Banque de Corée dans un communiqué. Elle a attribué ce bon résultat à une reprise rapide de la consommation intérieure, y compris au niveau des dépenses d'investissements des entreprises, et à une croissance soutenue des exportations. 

 

Relations internationales

Visite prévue du dalaï lama à Séoul: Pékin s'y oppose (AP, 27/6/2000)
Pékin a mis en garde Séoul contre une visite du Dalaï lama en Corée du Sud, prévue pour le mois d'octobre, déclarant qu'il s'agissait d'un séparatiste qui ne doit bénéficier d'aucune tribune pour promouvoir ses idées. Le ministère chinois des Affaires étrangères par la voix d'un porte-parole, Zhu Bangzao, a affirmé que le leader tibétain en exil en Inde n'est pas qu'une personnalité religieuse mais ''un exilé politique engagé depuis longtemps dans des activités visant à diviser la Chine''. Le Dalaï lama a quitté le Tibet en 1959 après un soulèvement raté contre les autorités chinoises. Le Tibet avait été annexé par la Chine en 1950. 
''Nous nous opposons aux activités séparatistes du Dalaï lama à l'étranger. Nous nous opposons aussi à toute invitation qui lui est
faite par un pays étranger et à toute occasion publique qui lui est donnée de faire valoir des idées politiques'', a déclaré M.Zhu. Il a
ajouté que Séoul ''connait très bien la position du gouvernement chinois sur cette question''. La Corée du sud a hésité à accorder un visa au Dalaï lama de peur de compromettre les relations avec Pékin, mais a plié sous les pressions des organisations bouddhistes. La Corée du sud compte 12 millions de bouddhistes ce qui en fait la religion la plus importante du pays. 

Séoul dévoile ses intentions envers Pyongyang (Reuters, 15/6/2000)
La Corée du Sud a rendu publique une série de mesures ambitieuses  qu'elle envisage pour mettre en oeuvre les accords conclus au sommet intercoréen de  Pyongyang en vue de faire progressivement retomber la tension qui a marqué la péninsule divisée au cours du demi-siècle passé. 
Elles comprennent la mise en place d'un "téléphone rouge" visant à désamorcer toute crise militaire et le rétablissement d'une liaison ferroviaire entre les deux Corées à travers la zone démilitarisée. Pyongyang est invité a mettre sur pied un cadre légal pour les futurs coentreprises avec les investisseurs de Séoul, leur accordant les garanties adéquates notamment sur les transferts de fonds, la protection de la propriété intellectuelle et le règlement des paiements ainsi que la non-double taxation. Un projet d'endiguement de la rivière Imjin-gang, à la frontière commune, est également envisagée pour éviter les inondations. Séoul s'engage a préparer comme il convient la visite que le leader nord-coréen Kim Jong-il a accepté de faire à Séoul "au moment opportun". 
Les deux Corées vont engager un processus graduel de réunification des familles divisées depuis la guerre de Corée, il y a 50 ans.
"La question sera abordée de façon progressive en prenant en compte les positions des deux parties", précise le document
sud-coréen. "Le processus ne sera pas ponctuel mais institutionnalisé de façon à ce qu'à son terme toutes les familles séparées se retrouvent réunies". 
Les premières réunions de travail conjointes débuteront autour du 15 août, à l'occasion du 55e l'anniversaire de la libération de la
Corée de l'occupation japonaise. La Corée du Sud prend pour sa part l'engagement de "résoudre la question des communistes qui purgent encore ou ont purgé des peines de prison dans le Sud". Le 15 août pourrait être l'occasion pour le président sud-coréen Kim Dae-jung de les amnistier. Séoul continuera à oeuvrer pour la participation commune des athlètes de deux Corées aux cérémonies d'ouverture et de fermeture des Jeux olympiques d'été de Sydney et pour la présentation d'une équipe unique aux championnat du monde de tennis de table 2001. Séoul a invité Pyongyang à former une équipe commune aux Jeux asiatiques de Pusan, en 2002 en Corée du Sud, et proposé d'en en allumer la flamme au mont Paektu, en Corée du Nord. La Corée du Sud a promis encore de soutenir la Corée du Nord au sein de divers forums internationaux, en liaison avec ses alliés américains et japonais. 

Les deux dirigeants coréens se sont rencontrés pour la première fois (AFP, 13/6/2000)
Pour la première fois le dirigeant de la Corée du Nord communiste Kim Jong-Il et le président de la Corée du Sud Kim Dae-Jung se sont rencontrés, mardi à Pyongyang.Le leader nord-coréen est venu accueillir son hôte à l'aéroport avant le sommet historique qui s'est ouvert peu après, en début d'après-midi.
"Je suis venu à Pyongyang pour conduire les efforts de paix, de coopération et d'unification", a souligné Kim Dae-Jung dans une
déclaration dont le texte a été diffusé peu après que le président sud-coréen fut arrivé à la résidence des hôtes de marque dans la
capitale nord-coréenne.
"Avec le président Kim Jong-Il, je vais donner tout de moi-même pour rechercher la façon de faire que tous les Coréens du Sud et du Nord puissent vivre dans la paix et mener une vie meilleure", a ajouté le président du Sud, plaçant sa visite qui doit durer trois jours sous le signe de l'unification de la péninsule.
Pour la Corée du Nord, la réception offerte au visiteur et à sa délégation a été en tous points exceptionnelle, selon les images
retransmises par la télévision.
Alors que l'avion présidentiel sud-coréen venait de s'arrêter au début du long tapis rouge qui recouvrait le tarmac de l'aéroport de
Pyongyang, Kim Jong-Il, en chemise et pantalon beige, tenue qu'il arbore depuis plusieurs années, encadré par une demi-douzaine
de militaires, est brusquement apparu pour marcher à la rencontre de son invité.
Soudainement la foule bien disciplinée, dans laquelle on remarquait de nombreuses femmes vêtues du hanbok (tunique) traditionnel,massée devant l'aérogare, a lancé des cris de joie en brandissant des gerbes pratiquement toutes identiques de fleurs rouges et roses.
L'homme fort de la Corée du Nord, à la silhouette plutôt enveloppée, s'est alors avancé jusqu'au pied de l'avion, attendant Kim
Dae-Jung au bas des marches.
Pendant ce temps la foule scandait alternativement "Mansei" ("longue vie" en coréen) et "Kim Jong-Il" tout en continuant, toujours
sur le même rythme, à brandir les fleurs vers le ciel.
Les deux dirigeants coréens se sont longuement serré les deux mains selon la tradition coréenne, avant de passer en revue les
troupes nord-coréennes au son de la fanfare.
C'était ensuite la présentation par Kim Jong-Il lui-même des dirigeants qui l'entourent. Selon l'organigramme du pouvoir en Corée du
Nord, le "grand leader" occupe le poste officiel de président de la Commission de la défense ainsi que celui de secrétaire général du Parti des travailleurs auquel il a accédé en 1997 après trois ans de deuil suite à la disparition de son père Kim Il-Sung en 1994.
Alors qu'ils marchaient sur le long tapis rouge conduisant aux voitures officielles, on a pu voir les deux leaders échanger quelques
paroles et Kim Jong-Il a même souri.
Enfin les deux dirigeants sont passés devant la foule qui a repris alors ses acclamations jusqu'à ce qu'ils parviennent à leur voiture.
Selon les images parvenues au centre de presse, Kim Il-Song et Kim Dae-Jung sont montés dans la même voiture.
Le cortège de véhicules n'a pas emprunté la route la plus directe, longue de 22 kilomètres, pour rejoindre la résidence des hôtes de
marque dans le centre de Pyongyang.
Tout au long de ce trajet qui, selon les images de télévision, comportait le passage devant les grands monuments de la capitale
nord-coréenne, une foule de plusieurs milliers d'hommes en costumes et de femmes dont la plupart portaient le hanbok des
occasions exceptionnelles étaient massés de part et d'autre de la route.

Le président sud-coréen veut une caution diplomatique européenne (AFP, 1/3/2000)
Le président sud-coréen Kim Dae-Jung effectue un périple de dix jours en Europe à compter de jeudi dans le but d'asseoir sa réputation d'homme de paix vis-à-vis de la Corée du Nord et de renforcer les liens de Séoul avec le grand marché de l'Union européenne.Il devrait obtenir une approbation sans réserve de l'Italie, la France et l'Allemagne pour son ouverture sans précédent en direction du Nord communiste, mais le chapitre des échanges commerciaux risque d'être beaucoup plus épineux.
Les Européens reprochent à Séoul de subventionner ses chantiers navals et réclament une libération de son marché automobile en plein expansion où 1% seulement des véhicules sont d'origine étrangère."Il est évident que le but essentiel de cette tournée est la mise en valeur de la politique de la main tendue déployée par Kim en direction du Nord qui est désormais le point central de son action diplomatique", a souligné un commentateur politique à Séoul.
Parvenu au pouvoir voici deux ans, ce réformateur s'est attaché à apaiser les tensions dans la péninsule en tentant d'attirer le Nord
dans la communauté internationale à l'aide de contacts économiques et culturels. Bien que Pyongyang n'ait pas tellement répondu à ses attentes, Kim Dae-Jung s'est taillé un certain succès comme l'ont montré ses voyages aux Etats-Unis, au Japon, en Chine et en Russie, les quatre principaux acteurs de la région. C'est maintenant au tour de l'Europe de dire ce qu'elle pense de la politique du président Kim critiquée à la fois par l'opposition à Séoul et par la Corée du Nord.
L'ancien membre du Congrès américain Stephen Solarz a affirmé la semaine dernière à Séoul que si cette politique aboutissait à un dégeler après un demi-siècle d'hostilité, M. Kim "mériterait assurément le prix Nobel de la paix".
Les commentateurs soulignent que si les liens avec l'UE sont importants, il n'y a pas de problèmes majeurs à régler à quelques
semaines des élections générales le 13 avril en Corée du Sud.
L'UE est devenue l'année dernière le plus gros investisseur étranger en Corée du Sud avec 6,26 milliards de dollars, devant les
Etats-Unis (3,75 milliards de dollars). Les échanges UE-Corée du Sud ont atteint 29,65 milliards de dollars en novembre dernier et
l'UE est désormais le deuxième plus grand marché d'exportations pour les entreprises sud-coréennes.
Le président Kim, qui accueillera en octobre à Séoul un sommet du Forum Europe-Asie (ASEM), commencera sa tournée
européenne en Italie (2-6 mars).
Au cours de ses entretiens avec le président Carlo Azeglio Ciampi et le président du Conseil Massimo D'Alema, il devrait louer la
récente décision italienne d'établir des relations diplomatiques avec Pyongyang.
Le renforcement des relations entre l'industrie de la mode naissante en Corée du Sud avec les puissantes entreprises de
l'habillement de Milan sera également au programme du président Kim, qui voyage en compagnie de 70 hommes d'affaires.
Catholique fervent, le président Kim et son épouse Lee Hee-Ho seront reçus en audience par le pape Jean Paul II le 4 mars au
Vatican. A Paris (6-8 mars), M. Kim prononcera un discours devant l'Assemblée nationale et rencontrera son homologue Jacques Chirac et le Premier ministre Lionel Jospin. Le rachat éventuel du constructeur automobile Samsung Motors par Renault pourrait être au programme de ces entretiens.Le sort des installations françaises du groupe sud-coréen en perdition Daewoo Electronics Co. qui comptent quelque 1.400 salariés devrait également être évoqué.En Allemagne (8-10 mars), M. Kim rencontrera le chancelier Gerhard Schroeder et il devrait prononcer un discours à l'université de Berlin sur les leçons de la réunification allemande.

Chronologie de la guerre de Corée (AP, 30/9/99)
Chronologie de la guerre de Corée (1950-1953) parfois qualifiée de ``guerre oubliée'' de l'Amérique. 

1950
-25 juin: début de l'invasion de la République de Corée (Sud) par l'armée de la République populaire démocratique de Corée (Nord,
communiste) 
-28 juin: les troupes nord-coréennes prennent Séoul, la capitale du Sud 
-5 juillet: les premiers soldats américains se joignent aux combattant sud-coréens mais doivent battre en retraite. Les Etats-Unis
interviennent à la demande des Nations unies. Une dizaine de pays fournissent une contribution militaire, dont la France 
-4 août: les troupes américaines et sud-coréennes se replient dans la région de Pusan au sud de la péninsule 
-15-22 septembre: des GI débarquent derrière les lignes nord-coréennes à Inchon. Les forces situées dans le périmètre de Pusan
poussent vers le nord pour faire la jonction. 
-27 septembre: la troupes mandatées par l'ONU reprennent Séoul 
-19 octobre: elles prennent Pyongyang, capitale du Nord 
-25 octobre: offensive de l'armée chinoise contre le commandement des Nations unies en Corée du Nord 
-7 novembre-9 décembre: dans l'ouest du pays, les 2e et 25e divisions de l'armée de terre américaine sont défaites 

1951 
-4 janvier: les Chinois s'emparent de Séoul 
-18 mars: la ville est reprise par les forces de l'ONU à l'issue d'une contre-offensive 
-10 juillet: début des négociations pour un cessez-le-feu 
-août-octobre: la guerre fait rage mais les positions se stabilisent 
-novembre: statu quo sur la ligne de front 

1952

-juillet-août: Pyongyang est pratiquement détruite par l'aviation américaine 
-8 octobre: ajournement des pourparlers 

1953
-30 mars: reprise des discussions 
27 juillet: l'armistice de Pan-Mun-Jom est signé, entérinant la division de la péninsule coréenne. 

Mise à jour : novembre 2001
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