Corée du Sud - archives 1999
L'actualité de la Corée du Sud avec l'AFP | Fiche de synthèse sur les chaebols (DREE)
Fiches sectorielles (DREE) : L'industrie aéronautique coréenne : Mythe et Réalité
Les investissements coréens dans le monde | Les investissements coréens dans l'UE (DATAR)
Tous les indicateurs économiques sud-coréens (DREE)
Les banques et les finances

Le chemin vers la paix reste long pour les USA et la Corée du nord (AFP, 14/9/99) 
Les Etats-Unis et la Corée du nord ont rapproché leurs positions le week-end dernier avec le gel du programme d'essais de missiles nord-coréens, mais le chemin de la paix reste long et ardu. Lors des pourparlers de Berlin la semaine dernière, la Corée du nord a obtenu grâce à un mélange de diplomatie et de menaces, l'assouplissement de sanctions économiques américaines en vigueur depuis près de 50 ans. En contrepartie, Pyongyang s'est engagé à geler son programme d'essais de missiles à longue portée, capables de toucher le territoire américain, pendant la durée de négociations à venir entre les deux pays. La Corée du nord avait effectué le 31 août 1998 un tir d'essai de son nouveau missile à longue portée (6.000 km) Taepodong I, qui s'était abîmé dans le Pacifique après un survol du Japon, au grand dam de Tokyo et de Washington. La Corée du sud a salué cette avancée historique obtenue après cinq jours de discussions à Berlin, y voyant le signe d'une fin possible de la guerre froide, toujours en vigueur dans cette partie de l'Asie depuis la fin de la guerre de Corée en 1953. Les experts à Séoul se montrent toutefois plus prudents. "Les négociations post-Berlin avec la Corée du nord, qui est toujours en mesure de produire et d'exporter des missiles, seront longues, très longues", a prédit Chon Hyun-Joon de l'Institut coréen pour l'unification nationale. "C'est un régime imprévisible et il pourrait se retirer de la table de négociations s'il estime par exemple insuffisantes les concessions américaines", a-t-il ajouté.
Chaque camp a pour le moment le sentiment de la victoire, Washington a éloigné une menace pour la stabilité de la région et la
Corée du nord obtient des bénéfices matériels, qui, famine et marasme économique obligent, lui sont indispensables. Mais, certains experts doutent de la sincérité de la Corée du nord à faire aboutir des négociations sérieuses visant à l'établissement
d'une vraie paix dans la région, toute entière à sa volonté d'obtenir le maximum de bénéfices de la part de ses anciens ennemis.
Or, des négociations de ce type sont attendues dans la foulée de Berlin, sur la base notamment des propositions formulées par
l'ancien secrétaire américain à la défense William Perry. Une des idées prêtées à M. Perry serait un prolongement de l'accord de
Berlin à savoir l'abandon par la Corée du nord de son programme nucléaire et de missiles en échange d'un ensemble de mesures
d'aide économique. 
M. Perry, qui s'est rendu à Pyongyang en mai dernier, pourrait rendre publiques ses propositions à la fin de la semaines, selon des responsables sud-coréens. La prudence reste toutefois de mise. Peu de progrès ont été accomplis en trois ans de discussions sur le problème des missiles, alors que la Corée du nord continue à insister sur son droit souverain de produire et d'exporter des armes, tout en réclamant des millions de dollars de dédommagement en cas d'arrêt de ses exportations.
"Pyongyang va continuer à agiter la menace des missiles pour obtenir le maximum de bénéfices, exactement comme elle l'a fait
avant d'accepter de ne plus recourir à la menace d'un programme nucléaire en 1994", a estimé un diplomate occidental.
"La seule différence maintenant c'est que la menace des missiles est sa dernière cartouche et qu'elle ne peut pas se permettre de la gaspiller", a-t-il ajouté.

Accord provisoire entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sur les tests de missiles (AP, 13/9/99)
Les Etats-Unis et la Corée du Nord ont négocié un accord provisoire offrant l'assurance que le pays communiste ne testera pas des missiles à longue portée, a annoncé dimanche un haut responsable américain.  Selon ce haut responsable s'exprimant sous couvert de l'anonymat, l'accord constitue ``un pas en avant dans nos efforts'' pour neutraliser la menace nucléiare potentielle représentée par le régime de la Corée du Nord dont le programme de missiles a fait naître des inquiétudes aux Etats-Unis et parmi les alliés asiatiques des Américains. 
``La Corée du Nord nous a donné des raisons de croire qu'ils ne vont pas tester de missiles à longue portée'', a-t-il ajouté. 
L'accord provisoire a été conclu à Berlin (Allemagne) dans le cadre de négociations menées par des experts américains et
nord-coréens.  Les Etats-Unis sont satisfaits des progrès effectués dans les négociations sur les tests de missiles, qui doivent se poursuivre, a déclaré le conseiller américain à la sécurité nationale, qui accompagne le président Bill Clinton. 

Washington, Séoul et Tokyo font front uni face à la Corée du Nord (AFP, 12/9/99)
Les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud ont affiché dimanche, lors d'une rencontre au sommet, leur unité face à la menace militaire nord-coréenne tout en offrant une main tendue au régime communiste de Pyongyang. La perspective d'un nouveau tir expérimental de missile balistique par la Corée du Nord a entraîné les présidents Bill Clinton et Kim Dae-Jung ainsi que le Premier ministre japonais Keizo Obuchi à lancer ensemble un avertissement en se réunissant à Auckland en marge du sommet du Forum des pays d'Asie-Pacifique (APEC). Si la Corée du Nord lance un missile, "elle en paiera le prix", a indiqué Samuel Berger, conseiller de M. Clinton, en rendant compte des discussions. La Corée du Nord est en train de finaliser les préparatifs pour un éventuel tir expérimental d'une nouvelle génération de missile balistique, de type Taepodong II, qui aurait la capacité de toucher l'Alaska, selon les services de renseignement américains. Bill Clinton a affirmé que le programme militaire nord-coréen menaçait la stabilité mondiale. "Le peuple nord-coréen a besoin de nourriture, (...) d'un rapprochement avec le sud et de la perspective d'un avenir plus rose. Il n'a pas besoin de nouvelles armes qui menacent la sécurité de la région et du monde", a-t-il déclaré dans un discours devant des hommes d'affaires à Auckland. Le régime communiste de Pyongyang a cependant fait un peu tomber la tension ces dernières semaines en affirmant qu'il était prêt à discuter du dossier et en entamant une nouvelle série de négociations avec les Etats-Unis sur son programme militaire. Celles-ci se sont poursuivies durant le week-end à Berlin.Dans ce contexte, les trois pays alliés se sont déclarés "disposés à prendre des mesures pour améliorer leurs relations" avec la Corée du Nord, ont précisé MM. Clinton, Kim et Obuchi dans un communiqué commun. Ils ont ainsi réaffirmé leur attachement à l'accord conclu à Genève en 1994 de lutte contre la prolifération nucléaire sur la péninsule coréenne. Cet accord porte sur l'obtention par la Corée du Nord de deux réacteurs civils et d'un approvisionnement en carburant en échange de l'abandon de son programme atomique militaire. Durant la rencontre, le président sud-coréen a insisté sur la nécessité de maintenir le dialogue avec Pyongyang, en mettant en avant les conséquences néfastes sur son pays de la persistance d'un climat de tension, a relaté M. Berger. Le Japon est resté plus réservé, insistant sur le caractère imprévisible de Pyongyang, surtout depuis le passage d'une fusée, considérée par Tokyo comme étant un missile, au dessus de son territoire le 31 août 1998.
Les Etats-Unis maintiennent près de 100.000 soldats dans les deux pays. Ils pourraient prochainement annoncer une révision de
leur politique nord-coréenne sur la base des propositions établies par William Perry, un ancien secrétaire à la Défense.
La Chine, considérée comme le principal soutien de la Corée du Nord, a souhaité dimanche que "toutes les parties concernées
fassent davantage pour la stabilité dans la péninsule coréenne". "Les autres pays ne doivent pas faire toute une affaire" autour des
missiles pour, ensuite, "chercher à accroître leurs capacités militaires au dela de leurs besoins de défense", a réagi à Auckland Zhu Bangzao, porte parole du ministère des Affaires étrangères.

Mortelle bataille navale en mer Jaune entre les deux Corées (Le Monde 16/6/99)
Trente marins nord-coréens ont été tués
 La « bataille » navale qui a opposé, mardi 15 juin, en mer Jaune, des navires de guerre des deux Corées et a causé la mort d'au moins une trentaine de marins nord-coréens - faisant partie de l'équipage d'un torpilleur coulé -, est le plus grave incident entre unités régulières des deux pays depuis l'armistice de 1953. Tout en rejetant la responsabilité de l'affrontement sur le Nord, dont les unités avaient franchi la ligne de démarcation maritime entre les deux pays fixée par l'ONU lors de l'armistice, Séoul s'efforce de ne pas en dramatiser la portée, précisant qu'il ne remettait pas en cause la politique d'ouverture en direction de Pyongyang. Cette poussée de fièvre dans la péninsule coréenne n'en ouvre pas moins un nouveau foyer de confrontation rappelant la guerre froide, après la tension entre  l'OTAN et Moscou au sujet du Kosovo et celle entre Pékin et Washington. Dernier stigmate de la guerre froide, la ligne de démarcation entre les deux Corées est la région la plus militarisée du monde avec 37 000 soldats américains déployés au sud.

 MOTIFS PEU CLAIRS
Le regain de tension en Corée est d'autant plus préoccupant que l'on en comprend mal les raisons. Depuis une dizaine de jours, les incidents s'étaient multipliés entre unités navales des deux pays jusqu'à ce qu'elles en arrivent à ouvrir le feu. Deux explications sont avancées. Selon la première, il s'agit d'un simple incident : les bateaux de guerre du Nord étant venus à la rescousse de chalutiers pêchant le crabe au sud de la ligne de démarcation. L'armée contrôle la lucrative pêche au crabe, qui est l'un des rares produits exportés par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), dont l'économie est en quasi-banqueroute et la population affamée. Selon une autre explication, Pyongyang chercherait à créer une tension dans la péninsule afin de renforcer sa position à la veille d'une série de manoeuvres diplomatiques, dont la reprise des pourparlers avec le Sud - suspendus depuis quatorze mois - la semaine prochaine à Pékin. Les dirigeants nord-coréens pourraient également vouloir démontrer qu'ils n'abaissent pas la garde alors que Washington met la dernière main à la redéfinition de sa politique vis-à-vis de Pyongyang. Un dernier élément pourrait être la volonté de Pyongyang de tester la politique de main tendue du président du Sud, Kim Dae-jung. Depuis son arrivée au pouvoir en février 1998, plusieurs incidents ont eu lieu, dont le plus grave fut en décembre l'intrusion au sud d'un sous-marin espion qui a été coulé. L'incident intervient enfin alors que Pyongyang a repris après huit ans d'interruption son dialogue à haut niveau avec Pékin et qu'il est à nouveau question d'une visite de son dirigeant suprême, Kim Jong-il, en Chine cet automne. La RPDC a réussi à rappeler son existence au monde. Quelle suite entend-elle donner à l'incident ? Compte-t-elle poursuivre l'escalade dans la guerre des nerfs ? Personne à Séoul et à Washington ne semble avoir de réponse.

Echange de coups de feu entre navires sud et nord coréens  (AFP, 15/6/99)
Des navires de guerre sud et nord coréens ont échangé des coups de feu mardi dans des eaux de la mer Jaune dont les deux pays se contestent la territorialité, a annoncé le ministère de la Défense de Séoul. Selon le ministère de la Défense, cet échange de coups de feu s'est produit quelques minutes avant le début de discussions visant à mettre fin à ce conflit entre les deux pays. Le colonel Hwang Dong-kyu, porte-parole des chefs d'état-major, a déclaré que trois navires nord-coréens avaient ouvert le feu et qu'au moins une partie des huit navires sud-coréens patrouillant dans la zone avaient riposté. Il a précisé qu'un navire nord-coréen avait été coulé et qu'un autre avait été endommagé. Le colonel Hwang a ajouté que sept marins sud-coréens avaient été blessés quand leurs bateaux, une frégate et un patrouilleur, avaient été touchés par les Nord-Coréens. On ignorait dans l'immédiat s'il y avait des victimes à bord des navires nord-coréens. Les autorités sud-coréennes craignent que cette tension militaire nuise à la rencontre prévue à Pékin entre des responsables des gouvernements des deux Corées: une rencontre qui n'a pas eu lieu à un tel niveau depuis 14 mois. 

Corée/9,0% de croissance en 1999 - Kim (Reuters, 9/11/99)
Le président sud-coréen Kim Dae-jung a déclaré mardi que son pays connaîtra sans doute une croissance de l'ordre de 9,0% cette année, après une contraction de 5,8% en 1998. Ce faisant, le président, qui s'exprimait lors d'une conférence à la Banque Mondiale, reprend les estimations officielles qui circulent au sein du gouvernement. Kim a ajouté que les réserves de change, qui avaient chuté à $3,8 milliards environ au début de la crise financière de la fin 1997, sont à présent de $67 milliards. Les prix, les taux d'intérêt et les taux de change se sont aussi stabilisée. "Grâce à l'aide internationale et aux efforts sans relâche du peuple coréen, la crise économique est en train d'être surmontée", a-t-il conclu.

Corée-du-sud: le président de Daewoo propose sa démission (AFP, 1/11/99)
Kim Woo-Choong, le président-fondateur du groupe sud-coréen Daewoo, a proposé de démissionner, pour assumer sa part de responsabilité dans les importantes difficultés que connaît l'entreprise, a annoncé le groupe lundi.13 autres dirigeants du groupe, dont les patrons de ses 12 filiales les plus mal en point, ont également présenté leur lettre de démission au comité gouvernemental de restructuration, a indiqué un porte-parole."Les démissions ont été remises au comité, même si le sort des responsabls doit être décidé par les banques créditrices", a déclaré le porte-parole.Kim Woo-Choong, actuellement en déplacement en Allemagne, s'est entretenu par téléphone avec chacun des 13 dirigeants, avant de remettre sa démission, a précisé le porte-parole."Les responsables ont indiqué que leur démission traduisait leur volonté de prendre leur part de responsabilité dans la déconfiture du groupe et visait à en accélérer la réhabilitation en douceur", a déclaré le porte-parole. Kim Woo-Choong, 62 ans, avait démissionné le mois dernier de son poste à la tête de la filiale de défense de Daewoo, engendrant
des spéculations sur son départ de la direction du conglomérat.Daewoo, deuxième conglomérat (chaebol) sud-coréen, est au bord de la faillite, après des années de développement fondé sur d'énormes emprunts, et est l'objet d'un sévère programme de sauvetage depuis plusieurs mois, impliquant en particulier son démantèlement.En 1967, Kim Woo-Choong avait fondé Daewoo, alors petite entreprise textile, grâce à un prêt d'un ami, avant d'en faire l'une des vingt premières entreprises mondiales, valant jusqu'à 64 milliards de dollars (59,8 mds EUR).

Corée du Sud: création d'un fonds de soutien du marché des obligations (AFP, 18/9/99)
Le gouvernement sud-coréen a décidé de créer un fonds, doté d'une capitalisation allant de 10.000 mds à 20.000 mds de wons (8,3 à 16,6 mds de dollars) pour soutenir le marché coréen des obligations, a annoncé samedi la commission financière de supervision (FSC). Cette décision a été prise à l'issue d'une réunion au plus haut niveau regroupant le ministre des Finances, le gouverneur de la banque centrale et le président de la FSC. Les institutions financières solides seront appelées à participer au financement de ce fonds qui "opérera comme un fonds privé". Son but est de soutenir un marché des obligations profondément déprimé à cause de la crise financière du conglomérat Daewoo. Plusieurs filiales de Daewoo menacées d'une mise en faillite bénéficient d'un gel momentané des remboursement de prêts. Ce gel devrait durer jusqu'en novembre et le gouvernement a peur de devoir faire face à une très forte demande de remboursements en novembre, provoquant une hausse des taux d'intérêt et une chute du prix des actions, ce qui pourrait plonger le pays dans une nouvelle crise financière.

La Corée du sud va déclarer Seoulbank insolvable et poursuivre nationalisation Korea Life (AFP, 1/9/99)
Le gouvernement sud-coréen va déclarer Seoulbank insolvable avant d'y injecter plusieurs milliards de dollars et va dans le même temps persévérer dans sa volonté de nationaliser l'assureur en difficulté Korea Life Insurance, ont annoncé des responsables gouvernementaux mercredi. La Commission de surveillance financière (FSC), l'autorité de régulation financière sud-coréenne, va ordonner à Seoulbank de déposer son bilan jeudi, avant l'injection d'environ 4.500 milliards de wons (3,75 mds USD) de fonds publics à la mi-septembre. Cet apport d'argent public est devenu nécessaire suite à la rupture des négociations entre la FSC et le géant bancaire britannique HSBC sur la vente de Seoulbank. "Maintenant que les négociations avec HSBC ont échoué, il est nécessaire d'injecter de l'argent public pour revenir à une situation normale le plus tôt possible", a expliqué un responsable de la FSC. Les six mois de négociations entre la FSC et HSBC, qui désirait se porter acquéreur de 70% de Seoulbank, ont échoué en raison d'importantes divergences. 

Daewoo lancera un appel d'offres sur le Hilton de Seoul - sces (30/8/99)
Le groupe sud-coréen Daewoo lancera bientôt un appel d'offres international pour la vente de l'hôtel Hilton de Seoul, a fait savoir lundi une source proche du dossier. Cette décision a été prise après l'échec ce week-end des discussions menées par Daewoo avec la société luxembourgeoise General Mediterranean Holdings (GMH) en vue de la cession de cette filiale hôtelière. Sous couvert de l'anonymat, la même source a précisé que le groupee coréen, très lourdement endetté, avait chargé une société internationale de conseil en immobilier d'organiser cette vente. Interrogé à ce sujet, un porte-parole de Daewoo s'est refusé à confirmer cette information, disant cependant que le groupe ferait mardi matin une annonce concernant le Hilton. 

Daewoo - Report d'une réunion avec les créanciers étrangers (AFP, 27/8/99)
Le groupe sud-coréen Daewoo Group [DWGR.CN] a annoncé le report d'une réunion avec ses créanciers étrangers initialement prévue vendredi. L'entrevue, dont la nouvelle date n'a pas été fixée, n'aura probablement pas lieu avant le week-end.  "Le plan de sauvetage du groupe ayant été annoncé hier, les deux parties ont estimé qu'il leur fallait davantage de temps pour inclure cet élément dans nos plans de négociation", a déclaré à Reuters un porte-parole de Daewoo Corp . Les créanciers de Daewoo ont décidé jeudi d'un plan de désendettement concernant les douze principales sociétés du groupe. L'établissement assurant la liaison entre le groupe et ses créanciers étrangers est la Chase Manhattan Bank . Ils n'ont pas encore officiellement annoncé quels seraient les membres du comité de direction traitant de la dette de Daewoo. Mais de source bancaire étrangère, on déclare que ses membres principaux seront la Chase, Bank of Tokyo-Mitsubishi (Paris: 12956.PA - actualité) et HSBC Holdings Plc . Ses membres secondaires seront vraisemblablement ABN-Amro , National Australia Bank , Dai-Ichi (Paris: 14165.PA -actualité) Kangyo Bank , Arab Bank et Citibank . L'endettement du groupe Daewoo est estimé à quelque 57.000 milliards de wons, dont 5,1 milliards de dollars dûs aux créanciers étrangers. Aux termes du programme, les créanciers coréens ont notamment décidé d'exempter les douze sociétés concernées du paiement de leur dette pendant trois mois. Les cours des sociétés Daewoo étaient en forte baisse vendredi matin en Bourse de Séoul, le marché craignant une réduction du capital. 

Daewoo: Séoul appelle les créanciers étrangers à se joindre au plan de sauvetage (AFP, 26/8/99)
La Corée du Sud a invité jeudi les créanciers étrangers du groupe Daewoo, criblé de dettes, à prendre part au plan de sauvetage destiné à remettre sur pieds ses filiales encore viables. "Il y aura des pourparlers séparés (avec les créanciers étrangers). Je pense qu'il y aura des discussions collectives (pour les créanciers étrangers) pour prendre part à ce programme de redressement", a déclaré Lee Hun-Jai, patron de la Commission de surveillance financière (FSC), l'autorité de régulation financière sud-coréenne."Mais il n'y a pas de changement au principe de base qui est que tous les créanciers seront traités équitablement", a-t-il précisé à des journalistes.M. Lee a fait cette déclaration suite à l'annonce par les banques créancières coréennes de l'application d'un plan de redressement à 12 des 25 filiales de Daewoo. Aux termes de ce programme, le payement du principal et des intérêts de la dette de ces 12 filiales est automatiquement gelé durant trois mois. Ce programme inclut également des annulations de dettes, la transformation de certaines dettes en actions et aussi l'allocation de crédits de survie pour ces filiales.

Corée - la règlementation sur les conglomérats sera plus sévère (25/8/99)
Les principaux conglomérats sud-coréens ont pour la plupart rempli leurs objectifs d'amélioration de leur situation financière, mais la règlementation concernant leur actionnariat et leur administration devra toutefois être durcie, selon un rapport du ministère de l'Economie et des Finances sud-coréen publié mercredi. "Globalement, les cinq principaux groupes ont mené à bien leur plan de restructuration au cours du premier semestre de 1999; ils ont notamment dépassé leurs objectifs de réduction de leur endettement," lit-on dans le rapport de la Commission de surveillance financière. "Mais comme ils n'ont pas vraiment réussi à dégraisser leurs filiales, il est nécessaire qu'ils réduisent les affiliés engagés dans les secteurs d'activité qui ne conviennent pas à de grandes sociétés," ajoute le rapport. 
Le document précise que les cinq principaux conglomérats, connus également sous le nom de chaebols, avaient réduit le ratio d'endettement de leurs filiales à 302,2% en moyenne à la fin juin, contre 386% fin 1998. Les chaebols Hyundai, Daewoo, Samsung, LG et SK s'étaient engagés à réduire leur ratio d'endettement à 335,7% en moyenne à la fin juin et à moins de 200% d'ici la fin de l'année. 
Le ministre des Finances et la Commission de la Concurence déclarent dans un rapport commun que le gouvernement renforcera la législation sur les successions pour limiter la possibilité pour les chaebols familiaux de transmettre leur patrimoine et le contrôle managérial aux générations futures. Le gouvernement devrait également limiter les participations croisées entre filiales de conglomérats à partir de 2001, le rapport notant que de telles pratiques s'étaient renforcées depuis la crise économique de 1997. Les propriétaires de chaebols ont réussi à maintenir leur contrôle sur leurs affiliés avec des participations au capital relativement faibles toutefois, et ce grâce à des réseaux d'investissements croisés entre les filiales d'un même groupe. Le gouvernement augmentera également peu à peu le nombre obligatoire d'administrateurs extérieurs aux conglomérats pour le porter à la moitié des membres du conseil d'administration contre un quart actuellement.

Le gratte-ciel, le journaliste et le président (AP, 23/8/99)
Walter Cronkite ne décolère pas. L'ancien journaliste-vedette de la chaîne américaine CBS a écrit au président sud-coréen Kim Dae-jung pour lui demander d'intervenir pour empêcher la construction du gratte-ciel que le groupe Daewoo projette de bâtir en plein centre de New York. Mais Kim Dae-jung n'a pas été sensible à cette intervention: le président sud-coréen a opposé une fin de non recevoir à l'ancien journaliste, aujourd'hui retraité, a annoncé lundi son porte-parole.``Le gouvernement coréen et le président n'ont pas à être impliqués dans cette affaire, qui doit être traitée en accord avec la loi américaine'', a déclaré le président sud-coréen dans un communiqué. Construite sur l'île de Manhattan, la tour Daewoo, qui comptera 90 étages, sera l'immeuble résidentiel le plus haut du monde, ridiculisant le siège des Nations unies, situé non loin de là. La tour, dont les travaux de construction ont commencé, devrait être terminée en 2001. Mais les riverains, avec à leur tête Walter Cronkite, s'opposent à un projet qu'ils jugent démesuré. Ils espèrent maintenant que Daewoo, conglomérat criblé de dettes, ne pourra mener à bien ce projet de 180 millions de dollars (1,1 milliard de FF/168 millions d'euros) mené en collaboration avec le milliardaire américain Donald Trump. 

Automobile: le sud-coréen Samsung parvient à un accord avec ses créanciers (AFP, 23/8/99)
Le géant sud-coréen Samsung Corp. a accepté de donner des garanties complètes pour le paiement de la dette de sa filiale automobile en faillite, mettant ainsi fin à deux mois de conflit avec ses créanciers, ont déclaré des responsables bancaires lundi. Samsung s'est engagé à couvrir 2.450 milliards de wons (2,04 milliards de dollars) de dettes contractées par Samsung Motors d'ici la fin de l'année. Le conglomérat soumettra un engagement écrit à ses créanciers pour approbation. De leur côté, les créanciers retireront leur projet de sanctions financières contre Samsung. Samsung assurera le remboursement des 2.450 milliards de wons à travers 3,5 millions d'actions de Samsung Life Insurance Co. émises comme garantie à ses créanciers, pour une valeur de 2.800 milliards de wons (2,3 milliards de dollars), montant qui suffirait à couvrir les dettes de la filiale automobile. Les organismes créanciers ont, pour leur part, indiqué que les titres de Samsung Life Insurance ne seraient pas suffisants et ont menacé de couper les lignes de crédits de Samsung et de demander le remboursement de la dette du groupe, estimée à 42.300 milliards de wons fin juin. Le nouvel accord conclu par Samsung est considéré comme une victoire pour le président sud-coréen Kim Dae-Jung, qui lutte contre le pouvoir des grands conglomérats familiaux du pays.
 

Daewoo: les institutions financières sud-coréennes vont étendre leur soutien aux fournisseurs du groupe en difficulté (AFP, 23/8/99)
Les institutions financières sud-coréennes ont accepté lundi d'étendre leur soutien aux fournisseurs du groupe Daewoo afin de les aider à soulager leur problème de liquidité, a annoncé la Commission de surveillance financière (FSC), l'autorité de régulation sud-coréenne.
Cet accord est intervenu après des pourparlers avec 70 banques, maisons de courtage et fonds d'investissement. Les institutions ont également promis de s'abstenir de racheter les titres de créances aux fonds d'investissement. Au cours de la réunion, les institutions financières ont demandé une garantie de l'Etat sur le remboursement des titres de créances, mais cette requête a été rejetée. Daewoo, second plus important conglomérat sud-coréen a accepté de se séparer des trois-quarts de ses activités pour se concentrer sur ses activités automobiles, dans le but de collecter des liquidités pour compenser ses 51 milliards de dollars de dettes. Les banques étrangères créancières avaient décidé la semaine dernière de former un comité de neuf membres pour superviser les remboursements mais certaines de ces banques étaient peu enthousiastes à rejoindre ce comité. Les dettes étrangères de Daewoo sont estimées à 9,9 milliards de dollars.

Daewoo lance un appel à ses créanciers après les poursuites de Natexis (AFP, 18/8/99)
Le conglomérat sud-coréen Daewoo, en pleine déconfiture financière et poursuivi par le français Natexis (Paris: 12068.PA - actualité) , a annoncé mercredi que la plupart de ses créanciers avaient accepté de ne pas intenter une action en recouvrement des milliards de dollars que le groupe leur doit. "Il y a eu une réponse positive de la part des banques étrangères lorsque nous leur avons demandé de ne pas intenter d'action". Les dirigeants de Daewoo ont rencontré 69 des créanciers étrangers du groupe pour apaiser leurs craintes concernant le remboursement futur des quelque 9,9 milliards de dollars d'emprunts contractés auprès d'eux. Ces créanciers étrangers ont formé un comité destiné à les représenter lors des négociations avec Daewoo, comprenant des responsables de HSBC Holdings, ABN Amro (Paris: 12817.PA - actualité) Bank NV, UBS, Chase Manhattan Bank, Citibank, Bank of Tokyo Mitsubishi, Daichi Kangyo Bank, National Australia Bank et Arab Bank. Toutefois, des sources bancaires étrangères ont refusé de confirmer l'annonce de Daewoo, et se sont dit peu touchées par les nouvelles
propositions des responsables du groupe en difficulté, qui refusent toujours de fournir des garanties supplémentaires sur les prêts existants.
La banque française Natexis a annoncé mercredi avoir intenté une action en justice contre le groupe coréen le 13 août pour récupérer les 10
millions de dollars qu'elle lui a consentis. Pour les analystes, l'action de Natexis est dangereuse pour Daewoo car elle envoie un signal négatif
aux autres banques étrangères créancières du groupe. Daewoo avait demandé au début du mois un rééchelonnement de ses dettes à l'étranger, après avoir obtenu de ses créanciers sud-coréens une ligne de crédit d'urgence de 3,4 milliards de dollars et un moratoire sur le remboursement de ses dettes, contre des garanties sous forme d'actifs, évalués à plus de 8,3 milliards de dollars. Le groupe, dont la dette totale s'élève à environ 51 milliards de dollars, a annoncé lundi la mise en vente de 19 de ses 25 filiales avant la fin de l'année pour tenter d'éviter une des plus spectaculaires faillites de tous les temps.

La Corée du sud annonce des mesures pour réduire le pouvoir des chaebols (AFP, 18/8/99)
Le ministère sud-coréen des Finances a annoncé mercredi une série de mesures pour réduire le pouvoir des grands conglomérats du pays, les chaebols, sur les institutions financières non-bancaires et pour accélérer le plan de réformes de ces conglomérats. Les mesures visent à empêcher que les établissements financiers non bancaires, dont les sociétés d'investissement et les compagnies d'assurances, ne deviennent des instruments de financement pour les chaebols.Le gouvernement va tenter de réviser les lois à ce sujet lors de la prochaine session de l'Assemblée nationale le mois prochain. Des restrictions seront imposées aux sociétés d'investissement contrôlées par un conglomérat pour l'achat d'actions ou d'obligations de filiales de ce même conglomérat. L'investissement permis serait abaissé à 7% du total des investissements, contre 10% auparavant. Pour réduire l'influence des chaebols, les conseils d'administration des établissements financiers non bancaires devraient être composés, pour un tiers, de personnalités extérieures neutres. Ces personnalités représenteront la moitié des conseils d'ici deux ans. Les établissements financiers détenus par les 30 plus importants conglomérats du pays devront supprimer toute allusion ou référence à ces conglomérats dans leur appellation. Le contrôle exercé par les chaebols sur des institutions financières ont été un sérieux obstacle aux réformes. Le gouvernement s'apprête à dévoiler le 25 août un plan de réformes qui devrait conduire à la restriction des "investissements circulaires" entre les filiales d'un conglomérat et à la suppression de l'héritage de père en fils du contrôle directorial des conglomérats.

Le Pentagone nomme un comité de sages pour enquêter sur le massacre présumé de civils en Corée (AP, 2/11/99)
Le département d'Etat américain a annoncé mardi la nomination d'un comité de sages, chargé de conseiller les militaires dans leur enquête sur le massacre présumé de civils coréens perpétré par des soldats américains lors de la Guerre de Corée. 
Parmi les membres de ce comité se trouvent notamment un membre du Congrès, un historien, un ancien ambassadeur des
Etats-Unis en Corée, un journaliste et trois officiers de haut rang, dont l'ancien commandant des forces américaines et de l'ONU en Corée, selon le porte-parole du Pentagone, Kenneth Bacon. Washington et Séoul ont décidé d'ouvrir une enquête à la suite des révélations d'Associated Press (AP), qui avait publié le 30 septembre dernier une enquête, basée sur les témoignages de vétérans américains et de villageois sud-coréen, dénonçant la mort de près de 400 civils, tués sous un pont à No Gun Ri à la fin de juillet 1950.  L'agence de presse AP a ensuite fait état de deux tueries similaires, lorsque l'armée américaine, peu après No Gun Ri, détruisit deux ponts stratégiques alors que des réfugiés coréens tentaient de les traverser, provoquant la mort de centaines de civils. 

Le président sud-coréen annonce un rapprochement imminent avec Pyongyang  (AFP, 1/6/99)
Le président sud-coréen Kim Dae-Jung a indiqué lundi qu'un événement important pour les relations avec la Corée du Nord communiste pourrait être annoncé dans les prochains jours, selon des informations publiées mardi par la presse sud-coréenne.   "Je ne peux pas révéler ici précisément la nature de cette avancée importante, mais s'il vous plaît, attendez quelques jours", a dit M. Kim lundi à des journalistes sud-coréens à Oulan Bator, à l'issue d'une visite de cinq jours en Mongolie et en Russie.   M. Kim a indiqué qu'il "avait l'intuition que les relations entre les deux Corées allaient progresser."   La Corée du Nord et la Corée du Sud sont toujours officiellement en guerre depuis la guerre de Corée (1950-1953), conclue par un armistice.

Russie-CoréeSud: Eltsine et Kim Dae-Jung pour un "forum international" sur les deuxCorées
   MOSCOU, 28 mai (AFP) - Le président russe Boris Eltsine et son homologue sud-coréen Kim Dae-Jung se sont prononcés vendredi pour la création "d'un forum international" qui permettrait d'améliorer les relations entre les deux Corées, a indiqué l'agence Interfax.   Ce forum, regroupant la Russie, la Corée du Nord, la Corée du Sud, la Chine, le Japon et les Etats-Unis, examinerait les problèmes de sécurité régionale sur la péninsule coréenne.   M. Eltsine a reçu vendredi au Kremlin Kim Dae-Jung arrivé la veille dans la capitale russe. Les deux hommes ont signé une déclaration commune dans laquelle il conviennent que la situation dans la péninsule est une "source potentielle d'instabilité dans le nord-est de l'Asie et qu'établir une paix durable dans la région sera une des clés de la stabilité".   Ils ont, outre les problèmes entre les deux Corées, évoqué les relations bilatérales entre Moscou et Séoul ainsi que le développement de la coopération commerciale entre les deux pays.   M. Eltsine a espéré que ces relations s'élèveront "à un nouveau niveau" après les discussions de vendredi, selon l'agence Itar-Tass.   Des accords ont par ailleurs été signés sur une assistance mutuelle dans la lutte contre la criminalité et une collaboration pour la construction d'un complexe industriel dans le port de Nakhodka (extrême-orient russe), indique l'agence.   Les discussions entre les deux présidents étaient également destinées à effacer les malentendus de juillet dernier, quand les deux pays se sont réciproquement accusés d'espionnage.   Le président sud-coréen devait également vendredi rencontrer le patriarche de toutes les Russies Alexis II ainsi que des députés de la Douma (chambre basse du parlement).   Il doit quitter la capitale russe dimanche pour Oulan Bator en 
Mongolie, pour une visite d'un jour avant de regagner Séoul. 

Le président sud-coréen résolu à prévenir "à tout prix" un conflit
  PARIS, 5 mai (AFP) - Le président sud-coréen Kim Dae-Jung s'est déclaré "résolu à prévenir à tout prix un conflit" avec la Corée du Nord, dans un entretien publié par le quotidien Le Monde, dans son édition datée de jeudi.    Selon le président sud-coréen, le risque d'un tel conflit "existe"."C'est pourquoi j'insiste auprès des Etats-Unis et du Japon pour que 
nous poursuivions ensemble une politique de conciliation globale destinée à mettre un terme à la guerre froide dans la péninsule", a-t-il déclaré.   Des pourparlers quadripartites entre les Etats-Unis, la Chine, la Corée du Nord et la Corée du Sud sur l'avenir de la péninsule coréenne ont repris à la fin du mois dernier.   "Nous devons assurer la Corée du Nord que nous ne la menaçons pas et nous devons l'aider à normaliser ses relations avec le monde extérieur en demandant la levée des sanctions économiques américaines et l'octroi de compensations de guerre de la part des Japonais", a-t-il précisé.   "En échange, Pyongyang doit cesser ses provocations et abandonner son programme nucléaire", a ajouté Kim Dae-Jung.   Le président sud-coréen a jugé que Pyongyang avait répondu par des "signes encourageants" à cette politique de conciliation de Séoul. 

Corée du Sud: l'économie "n'est pas hors de danger", estime Kim Dae-Jung
PARIS, 5 mai (AFP) - Le président sud-coréen Kim Dae-Jung estime que l'économie coréenne "n'est pas hors de danger" même s'il reconnaît que "le pire de la crise financière est derrière nous" dans un entretien au quotidien Le Monde daté de jeudi.   Le chef de l'Etat sud-coréen souligne notamment le caractère crucial de la réforme des chaebols (conglomérats) qui, si elle tardait à se concrétiser, pourrait menacer la stabilité financière de son pays.   "Si la réforme des chaebols n'est pas menée à bien, les prêts dont ils ont bénéficié deviendront de nouvelles mauvaises dettes et une nouvelle crise financière se profilera", avertit le président sud-coréen. "C'est pourquoi je suis déterminé à aller jusqu'au bout dans la réforme, en particulier en ce qui concerne les cinq plus grands conglomérats" (Daewoo, Samsung, Hyundai, Lucky-Goldstar et Sungkyong), ajoute-t-il.  Le chef de l'Etat sud-coréen de félicite cependant des "progrès importants" accomplis dans la restructuration de l'économie. "Si nous poursuivons à ce rythme, nous aurons à nouveau à la fin de cette année une base industrielle solide", déclare-t-il, en soulignant que le chômage a diminué de 1,7 million de personnes en février à 1,5 million en avril. La Corée du Sud a publié fin avril une série de bons indicateurs économiques avec notamment une production industrielle affichant sa plus forte croissance depuis quatre ans, à 18,4% en mars en rythme annuel. Interrogé sur les récents affrontements entre syndicalistes et policiers lors de grèves de protestation contre des vagues de suppressions d'emplois, Kim Dae-Jung estime qu'"aucun pays ne peut tolérer" ces violences mais insiste sur la nécessité d'une justice sociale pour accompagner le libre jeu du marché. "La démocratie politique est une chose, mais si vous ignorez les défavorisés, jamais vous n'obtiendrez la stabilité sociale", souligne le dissident historique devenu chef d'Etat en février 1998. 

 Les accidents de la compagnie nationale sud-coréenne depuis 20 ans
   SEOUL, 3 mai (AFP) - Voici les principaux accidents qui ont endeuillé la compagnie aérienne Korean Air (KA), ex-Korean Airlines (KAL), au cours des 20 dernières années et qui ont conduit le gouvernement américain à la mettre, lundi, sur liste noire: 

   - 20 avr 1978: un Boeing 707 de la KAL est contraint à un atterrissage d'urgence à Mourmansk (Russie). Deux passagers sont tués. 

   - 19 nov 1980: un Boeing 747 de la KAL sort de la piste à Séoul: 14 morts. Le Boeing, qui venait de Los Angeles via Anchorage, a manqué en partie la piste en raison d'un épais brouillard. 

   - 15 sept 1981: un Boeing 747 de la KAL rate son atterrissage à l'aéroport de Manille. Douze blessés. 

   - 1er sept 1983: la KAL se trouve au centre d'une des plus graves tragédies de l'histoire de l'aviation, lorsqu'un de ses Boeing 747 survolant l'île de Sakhaline, au large de la Sibérie, est abattu par un missile soviétique, après avoir dévié de sa route New York-Séoul, via Anchorage (Alaska). 269 morts. Aucun survivant. 

   - 29 nov 1987: un Boeing 707 de la KAL, assurant la ligne Bagdad-Séoul, disparaît en mer à l'ouest de la Birmanie: 115 morts. 
Séoul annonce officiellement de 19 décembre que l'avion a explosé en vol. 

   - 27 juil 1989: un DC-10 de la KAL, transportant 203 personnes, s'écrase sur l'aéroport de Tripoli (Libye), faisant 78 morts parmi les passagers de l'avion et quatre au sol dans leurs maisons. 

   - 10 août 1994: un Airbus-300 de la KAL dérape à l'atterrissage avant de s'embraser sur l'aéroport de l'île de Cheju, en Corée du Sud. Les 160 personnes à bord s'en sortent miraculeusement. Sept blessés légers. 

   - 5 août 1997: un Boeing 747 de la KAL transportant 254 personnes s'écrase sur l'île de Guam: 219 morts, 35 survivants. 

   - 15 avr 1999: un MD-11 américain cargo de la Korean Air à destination de Séoul s'écrase sur un chantier peu après son décollage de l'aéroport Hongqiao à Shanghai: 8 morts - dont 2 au sol - et une quarantaine de blessés. 

CoréeSud-GB  : Rencontre de la reine Elizabeth avec le président sud-coréen (AFP, 19/4/99) 
   La reine Elizabeth II a rencontré lundi le président sud-coréen Kim Dae-Jung, au début de son séjour de quatre jours dans ce pays, première visite d'Etat britannique en 116 ans de relations diplomatiques entre le Royaume Uni et la péninsule. La reine avait été accueillie à l'aéroport par le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Hong Soon-Young. Vêtue d'un tailleur bleu marine et d'un chapeau, la reine et son mari le prince Philip avaient d'abord été conduits au cimetière national sud-coréen où les monarques ont rendu hommage aux héros coréens tombés au combat. La Grande-Bretagne avait envoyé 56.000 soldats combattre au sein de l'ONU contre la Corée du nord entre 1950 et 1953. La délégation britannique comprend le secrétaire au Foreign Office Robin Cook et une trentaine de chefs d'entreprise britanniques. Le reine devait séjourner en Corée du sud 5 
jours . 

Japon-CoréeSud : Le Premier ministre japonais à Séoul pour confirmer l'embellie des relations (AFP, 18/3/99) 
 Le Premier ministre japonais Keizo Obuchi effectue de vendredi à dimanche une visite officielle en Corée du Sud destinée à confirmer l'amélioration des relations bilatérales et à harmoniser la position des deux pays face à la Corée du Nord, a-t-on indiqué jeudi de source gouvernementale japonaise.    Cette visite officielle, la première d'un chef de gouvernement nippon à Séoul depuis 1994, devrait "témoigner du renforcement des relations entre les deux pays", a déclaré le secrétaire général du gouvernement Hiromu Nonaka.    Ces relations se sont nettement réchauffées avec le voyage à Tokyo en octobre du président sud-coréen Kim Dae-Jung, au cours duquel le Japon a exprimé officiellement ses remords pour les 35 années de colonisation de la Corée (1910-45). Ce dossier empoisonnait les rapports entre les deux pays depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. 
   Préoccupation commune, la Corée du Nord et la menace militaire qu'elle représente sera au centre de la rencontre samedi de MM. Obuchi et Kim, qui chercheront à préciser leur "approche commune" aux côtés des Etats-Unis, selon le porte-parole adjoint de M. Obuchi.    Le porte-parole a souligné qu'aucune divergence profonde opposait les deux pays même si Kim Dae-Jung a récemment souhaité que Tokyo adopte une approche plus souple envers Pyongyang et soutienne sa politique d'ouverture dite du "rayon de soleil". Il propose à son voisin du nord un soutien économique en contrepartie de l'abandon des programmes de développement nucléaire et de missiles balistiques.    Une avancée a été réalisée avec l'accord donné mardi par la Corée du Nord à l'inspection par les Etats-Unis de sites qui pourraient abriter des installations nucléaires.    M. Obuchi, qui prononcera un discours devant des universitaires et visitera dimanche un célèbre temple bouddhiste, devrait par ailleurs confirmer l'aide annoncée en octobre de 3 milliards de dollars, essentiellement sous forme de prêts, à un pays qui paraît sortir plus rapidement de la crise que le reste de l'Asie orientale.    Les deux dirigeants pourraient également discuter de l'éventuelle visite à Séoul de l'empereur Akihito, événement considéré comme historique puisqu'il représenterait une première et permettrait de sceller la réconciliation entre les deux voisins. 

Le chômage, menace principale pour la stabilité en Corée (Reuters, 28/2/99) 
Le chômage a pratiquement doublé en Corée du Sud au cours de l'année écoulée et les analystes considèrent que l'agitation sociale est en passe de devenir la principale menace pour la stabilité économique du pays. Quatre mille salariés de l'industrie métallurgique se sont heurtés samedi aux unités anti-émeutes de la police lors d'une manifestation à Séoul contre les licenciements massifs opérés dans le secteur. Les incidents ont fait des dizaines de blessés dans les deux camps, selon des témoins. Le même jour, toujours à Séoul, deux mille militants de diverses associations manifestaient pour protester contre l'aggravation du chômage provoquée par les restructurations industrielles demandées par le gouvernement. "L'agitation sociale liée à la sécurité de l'emploi sera vraisemblablement la menace principale qui pèsera sur la stabilité économique cette année", remarque Gong Byung-ho, président du Centre coréen pour la libre entreprise. La Confédération coréenne des syndicats (KCTU) a décidé en février de se retirer d'une commission paritaire pour réclamer des garanties en matière de sécurité de l'emploi et de protection sociale. Selon les derniers chiffres publiés vendredi par l'Office national de la statistique (NSO), le nombre des demandeurs d'emploi a atteint le niveau record de 1,76 million de personnes en janvier, contre 1,67 million en décembre et 934.000 seulement il y a un an.  Ces chiffres portent à 8,5% le taux de chômage (non CVS) en janvier, contre 7,9% en décembre et 4,5% un an auparavant. C'est le taux le plus élevé depuis juillet 1982, date à laquelle l'Office a commencé à compiler des données mensuelles sur le chômage. En données CVS cependant, le taux de chômage a baissé à 7,7% en janvier contre 7,9% le mois précédent et 8,1% en novembre, conformément à la légère inversion de tendance économique ressentie. Mais les analystes estiment que la reprise est lente et que les perspectives restent sombres pour les demandeurs d'emploi étant donné que les entreprises restent incitées à alléger leur masse salariale.  "Le taux de chômage élevé de sept à huit pour cent se maintiendra pour au moins cinq ans", déclare Lee Jeong-ja, directeur de recherches à HSBC Securities. Jeudi, le NSO a annoncé une augmentation de 14,7% de la production industrielle coréenne en janvier sur un an. C'était le troisième mois consécutif de hausse sur un an. Les analystes n'en estiment pas moins que les indicateurs semblent favorables uniquement parce que l'année précédente a été catastrophique et parce qu'il y a eu moins de jours fériés en janvier cette année. "Les chiffres de la production pour janvier sont déformés par des facteurs saisonniers", explique Lee Dong-ho, analyste au Daewoo Research Institute. "L'augmentation de la production ne sera que de trois à quatre pour cent après ajustement saisonnier". Pour sa part, la Banque de Corée a annoncé un excédent de 40,04 milliards de dollars des comptes courants en 1998, contre un déficit de 8,17 milliards de dollars en 1997. Mais un responsable de la banque centrale a remarqué que cette hausse était largement due à une forte chute des biens d'équipement, résultat d'une contraction de la demande intérieure. 

La Corée du Sud amnistie 17 espions communistes (AP, 22/2/99) 
Le président Kim Dae-jung a donné son feu vert lundi à Séoul pour l'amnistie de 1.508 prisonniers, dont un Nord-Coréen qui serait le plus ancien prisonnier politique dans le monde. Woo Yong-gak, 70 ans, emprisonné pendant 41 ans, est un des 17 hommes reconnu coupable d'espionnage pour la Corée du Nord qui va être libéré grâce à cette amnistie spéciale qui sera effective jeudi, le premier anniversaire de l'investiture de Kim Dae-jung. L'amnistie concernera aussi 7.304 personnes qui ont été reconnues coupables de différents délits mais qui étaient en liberté conditionnelle. Leurs droits civils leur seront restitués. ``L'amnistie a pour but de réaliser une grande conciliation nationale et de donner à d'anciens délinquants la possibilité de participer à l'effort national pour relancer l'économie'', a déclaré le ministre de la Justice Park Sang-cheon. 

Les ministres français et sud-coréen de la Défense discutent de coopération militaire (AFP, 19/1/99) 
La France et la Corée du Sud ont signé un accord visant à protéger les informations militaires classées de chacun 
d'eux, un geste qui va faciliter le transfert de haute technologie entre les deux pays. Cet accord a été signé à l'issue d'une rencontre de 75 minutes entre le ministre français de la Défense Alain Richard et son homologue sud-coréen Chun Yong-taek, ont annoncé des responsables sud-coréens. Alain Richard était arrivé en provenance de Tokyo lundi soir pour une visite de 24 heures dont les médias déclarent qu'elle avait essentiellement pour but de promouvoir la vente d'armements militaires français. Le porte-parole du ministère sud-coréen de la Défense Cha Young-koo a précisé que cet accord serait inscrit dans un traité plus large que son ministère espère qu'il sera signé au cours des six prochains mois par les ministres des Affaires étrangères des deux pays.  La visite d'Alain Richard intervient alors que la Corée du Sud cherche à diversifier ses sources d'armements militaires en dehors des Etats-Unis. Séoul s'est souvent plaint de la réticence de Washington à transférer sa technologie militaire. Depuis des années, la France tente de vendre ses chasseurs-bombardiers Rafale à la Corée du Sud qui envisage d'acheter 120 appareils de la nouvelle génération d'ici 2002. Le Rafale français est en concurrence avec l'Américain F-15E, le Russe SU-37 et le EF-2000 fabriqué par un consortium européen. La France serait également intéressée par le projet sud-coréen d'acheter plusieurs sous-marins diesel de 1.500 tonnes. Le montant de cette offre publique d'achat qui devrait être annoncée cette année serait de l'ordre de deux trilliards de won (9,7 milliards de FF/1,48 milliard d'euros). A la fin 1997, la Corée du Sud plus d'un millier de Mistral, un missile sol-air portable. 

France et Corée du Sud discutent coopération militaire (Reuters, 19/1/99)
Le ministre de la Défense, Alain Richard, en visite à Séoul, a évoqué mardi avec son homologue Cheon Yong-taek la possibilité d'une participation française à la production de la prochaine génération d'avions de chasse et de sous-marins sud-coréens. "Ils ont aussi discuté de la possibilité pour la Corée du Sud d'exporter vers la France des produits de son industrie de l'armement", a 
ajouté un porte-parole du ministère sud-coréen de la Défense. Dans un communiqué, le ministère coréen de la Défense déclare que la France et la Corée du Sud ont convenu de "renforcer la coopération technologique entre leurs industries de défense". Un porte-parole de l'ambassade de France à Séoul a déclaré que Paris souhaitait vendre aux Sud-Coréens des missiles, des 
hélicoptères, des chasseurs et des systèmes satellite. La France est un des principaux fournisseurs de la Corée du Sud en matière d'équipements militaires. Séoul s'est engagé l'an dernier à acheter à Matra d'ici la fin 1999 pour 300 millions de dollars de missiles anti-aérien Mistral. Dassault Aviation est sur les rangs pour un contrat d'avions de chasse dernière génération estimé à un milliard de dollars. L'armée sud-coréenne est actuellement équipée de F-16 de la firme américaine Lockheed Martin Corp. Le nouvel avion de combat polyvalent de Dassault, le Rafale, a été présenté en octobre dernier au salon aéronautique de Séoul. 

Ouverture des pourparlers pour la paix en Corée (AFP, 19/1/99) 
Les Etats-Unis, la Chine et les deux Corées ont repris mardi à Genève leurs négociations en vue d'une paix permanente dans la péninsule divisée, plus d'un an après le lancement du processus historique. "Nous espérons pouvoir faire des progrès, petit à petit", a dit le chef de la délégation chinoise Qian Yongnian. La Chine est venue avec des propositions pour permettre aux négociations de vraiment commencer, a-t-il dit sans vouloir préciser lesquelles. Les sessions précédentes ont été consacrées à des questions de procédure. C'est la quatrième fois depuis le début du processus de paix en décembre 1997 que les anciens adversaires de la guerre de Corée (1950-53) se retrouvent. Les négociations ont pour objectif de normaliser les relations entre les régimes rivaux de Corée et remplacer le simple armistice qui a mis fin au conflit par un traité de paix durable. Pour la première fois depuis le début du processus, la Corée du Nord assure la présidence de la rencontre, prévue jusqu'à vendredi. "La communauté internationale attend des progrès tangibles. Mon pays est convaincu que ces progrès sont possibles dans ce forum", a dit le diplomate suisse Christian Dunant dans une brève allocution d'ouverture. La Suisse a décidé de continuer à accueillir les négociations pour 1999, a-t-il ajouté. Le délégué sud-coréen, Park Kun-Woo, a assuré qu'il ferait de son mieux pour que la session débouche sur "de bons résultats". 
"Les autres délégations en feront autant, je pense", a-t-il ajouté. Ni le vice-ministre nord-coréen des affaires étrangères Kim Gye-Gwan ni l'envoyé spécial américain Charles Kartman n'ont fait de déclaration. La séance plénière de mardi avait été précédée lundi d'entretiens bilatéraux et d'une réunion préparatoire. Lors de leur dernière réunion, en octobre, les quatre pays ont décidé de créer deux comités de travail, l'un sur l'établissement d'un régime de paix et l'autre sur la réduction des tensions dans la région. Mais les travaux achoppent sur le contenu des discussions. La Corée du Nord insiste depuis le début pour que soient négociés un retrait des 37.000 soldats américains déployés en Corée du Sud et un traité de paix avec les seuls Etats-Unis, court-circuitant Séoul. La Corée du Sud et les Etats-Unis proposent des mesures plus modestes d'établissement de la confiance. "On devrait trouver le moyen d'instaurer des contacts directs, par exemple entre les commandements militaires sud et nord-coréens", a dit un délégué sud-coréen. La négociation à quatre est compliquée par le différend sur le nucléaire entre Washington et Pyongyang. Les deux pays ont eu une nouvelle session le week-end dernier sur la demande d'inspection formulée par les Etats-Unis d'un site souterrain où Pyongyang est soupçonné de relancer son programme atomique. Les discussions se sont achevées sans progrès apparent. Une nouvelle rencontre est prévue samedi. 

Les Etats-Unis appellent à une "forte dissuasion" face à la Corée du Nord (AF¨P, 14/1/99)
Les Etats-Unis ont appelé jeudi leurs alliés japonais et sud-coréens à exercer en commun "une forte dissuasion" à l'égard de la Corée du Nord, à qui ses voisins prêtent des velléités aggressives depuis le tir d'un missile l'an dernier. "Nous devons exercer une forte dissuasion pour prévenir une attaque nord-coréenne contre la Corée du Sud ou le Japon", a déclaré le secrétaire d'Etat à la défense américain, William Cohen, avant de quitter Tokyo pour Séoul. Pour encourager Pyongyang à la sagesse, une coopération entre les trois pays alliés est "essentielle", a rappelé le responsable américain, qui a notamment rencontré le Premier ministre Keizo Obuchi au cours de sa visite de trois jours. M. Cohen a également voulu montrer la voie de la fermeté en réitérant la nécessité, aux yeux de son pays, de pouvoir inspecter le site souterrain de Kumchangni, suspecté par Washington d'abriter des installations nucléaires. "Nous avons besoin d'avoir accès aux installations souterraines afin d'être certains que les Nord-Coréens se conforment bien à l'accord international du KEDO (Korea Energy Development Organization)", a expliqué M. Cohen. Cet accord, signé à Genève en 1994, prévoit la livraison à la Corée du Nord de centrales nucléaires à eau légère, en échange de la
fermeture d'installations officiellement civiles mais pouvant être facilement détournées pour un usage militaire. Ce dossier devrait être abordé au cours d'une réunion consacrée au programme nucléaire de Pyongyang que tiendront responsables américains et nord-coréens les 16 et 17 janvier à Genève. D'ores et déjà, M. Cohen a rejetté la demande nord-coréenne d'une compensation de 300 millions de dollars pour "violation de l'accord de Genève". A Tokyo, M. Cohen s'est félicité que le gouvernement de M. Obuchi ait décidé de débloquer des fonds pour la mise au point, en commun, de missiles de théâtre. Celle-ci a été décidée à la suite du survol du territoire japonais, le 31 août dernier, par une fusée à trois étages nord-coréenne qui s'était ensuite abîmée dans le Pacifique. Ce passage démontre, pour Tokyo, que Pyongyang a désormais la capacité de frapper l'archipel. Le responsable américain a également émis le voeu que la Diète (le parlement japonais) approuve "rapidement" de nouvelles directives destinées à élargir le rôle des forces de défense nipponnes en cas de crise. Ces directives permettront "une action en temps et en heure, efficace et crédible de la part" des armées des deux pays, a précisé M. Cohen, qui s'est toutefois montré prudent tant le sujet est sensible au Japon. Le rôle des forces armées, très limité par la Constitution, a en effet au failli faire capoter les négociations entre le Parti Libéral Démocratique (PLD), au pouvoir, et le Parti libéral (PL), qui ont finalement débouché jeudi sur la constitution d'un gouvernement de coalition. A Séoul, M. Cohen doit rencontrer le président Kim Dae-Jung et tenir, avec le général Henry Shelton, chef d'état-major interarmes, la réunion annuelle sur la sécurité avec les responsables sud-coréens. Les deux pays ont décidé jeudi de créer une structure destinée à mener des "opérations psychologiques" afin de retourner la population nord-coréenne en cas de guerre dans la péninsule. Le général Shelton et son homologue Kim Jin-Ho ont expliqué cette initiative par le fait que "la menace militaire nord-coréenne restait forte en dépit des difficultés économiques récurentes" du pays.

William Cohen en visite au Japon et en Corée du Sud (AFP, 10/1/99) 
Le secrétaire à la Défense américain William Cohen se rend cette semaine pour une tournée de six jours au Japon et en Corée du Sud pour des entretiens sur la sécurité, dans une région rendue nerveuse par un essai de missile l'an dernier et la construction d'un ouvrage souterrain par la Corée du Nord. Le déplacement de M. Cohen, du 10 au 16 janvier, se produit au moment même où des responsables américains et nord-coréens doivent se rencontrer (16 et 17 janvier) à Genève pour discuter du programme nucléaire militaire nord-coréen, et notamment du site souterrain de Kumchangni qualifié par Washington de "suspect". Les Américains souhaiteraient avoir accès à cet ouvrage suspecté d'abriter des installations nucléaires, en contradiction avec l'accord international du KEDO (Korea Energy Development Organization) signé par Pyongyang à Genève en 1994. Cet accord prévoit la livraison à la Corée du Nord de centrales nucléaires à eau légère, en échange de la fermeture d'installations officiellement civiles mais pouvant être facilement détournées pour un usage militaire. M. Cohen réaffirmera l'engagement des Etats-Unis à la sécurité du Japon et de la Corée du Sud tout au long de ce voyage qui lui permettra également de rendre visite aux forces américaines, a indiqué un haut responsable militaire. "Je ne pense pas que vous verrez M. Cohen faire marche arrière, aussi bien au Japon qu'en Corée du Sud, sur notre engagement concernant la Corée du Nord", a-t-il déclaré sous couvert de l'anonymat. Toutefois, la politique américaine vis-à-vis de Pyongyang est actuellement en cours d'évaluation à Washington, où l'ancien secrétaire à la Défense William Perry a rencontré la semaine dernière à la Maison Blanche le président Bill Clinton et ses conseillers pour la sécurité, a-t-on indiqué au Pentagone. Au cours de ses trois jours d'entretiens à Tokyo, à partir de lundi, M. Cohen discutera de la coopération entre les deux pays sur la recherche et la mise au point de missiles de théâtre ainsi que des projets d'acquisition par le Japon de satellites pour surveiller la péninsule coréenne. Ces missiles de théâtre, selon le haut responsable de la défense, sont le "point central" de la visite de M. Cohen au Japon. Tokyo avait été effaré le 31 août dernier par le tir nord-coréen d'une fusée de trois étages qui avait prouvé que Pyongyang avait désormais la capacité de frapper le Japon, et peut-être même l'Alaska. Le Japon a menacé ce couper les fonds promis dans l'accord KEDO pour la construction d'une centrale nucléaire à eau légère en Corée du Nord si ce pays tirait une autre fusée. Cet événement a également montré qu'il était urgent de mettre en place de nouvelles directives pour élargir le rôle des forces de défense japonaises en cas de crise. Le parlement japonais doit bientôt ouvrir un débat sur cette question. Au cours de ses entretiens, M. Cohen fera savoir à ses interlocuteurs, y compris aux membres de la Diète (le parlement japonais), qu'il "veut une politique qui permettra une action en temps et en heure, efficace et crédible de la part de l'alliance, autorisant le Japon et les Etats-Unis à travailler ensemble pour répondre aux menaces potentielles sur la sécurité" des deux pays et de la région, a encore ajouté ce haut responsable militaire. A Seoul, M. Cohen et le général Henry Shelton, chef d'état-major interarmes, tiendront avec leurs homologues sud-coréens leur réunion annuelle sur la sécurité. "Evidemment, les entretiens de cette année sont extrêmement importants étant donné les développements de la situation dans la péninsule coréenne", a noté le haut responsable du Pentagone. M. Cohen doit également rencontrer le président Kim Dae-Jung avant son retour à Washington. 

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Les chaebols sud-coréens devront se réorganiser
 « Le gouvernement du président Kim Dae-Jung s'est réuni lundi avec les cinq premiers conglomérats  sud-coréens, les chaebols, afin de secouer les esprits. Lassé d'attendre que ces groupes veuillent bien  reconcentrer leurs gigantesques empires sur leurs métiers de base, Mr Kim a décidé d'accélérer le mouvement.
C'est sous une extrême pression que les dirigeants concernés ont accepté de réduire le nombre de leurs filiales de moitié, à 130 contre 264 [...] Le principal problème du pays est que les chaebols [...] se sont développés sans rechercher la rentabilité [...] Si bien qu'aujourd'hui on se trouve dans une situation paradoxale : le gouvernement intervient de nouveau dans le jeu du marché [...] Outre la violation du libre marché, il y aura un coût plus concret à l'intervention du gouvernement. Car il y a des doutes légitimes sur l'efficacité des échanges de filiales entre les chaebols que l'administration de Mr. Kim a en tête [...] Une meilleure approche aurait consisté à forcer les chaebols à venir proposer leurs propres solutions. Une vraie restructuration aurait consister                   à démanteler les chaebols en unités plus petites et, dans les cas difficiles, les chaebols pourraient être contraints   de vendre quelques-unes de leurs filiales à des intérêts étrangers. » (Wall Street Journal - La Tribune, 8/12/98)

CoréeSud-économie : Les conglomérats vont se débarrasser de la moitié de leurs  filiales  (AFP, 7/12/98)
CoréeSud-missile : Un missile tiré par erreur fait 3 blessés  (AFP, 4/12/98)
CoréeSud-bouddhisme : Bataille rangée des moines sud-coréens pour l'élection d'un responsable (AFP, 1/12/98)
Oman-Coréesud : Oman et la Corée du sud veulent renforcer leur partenariat (AFP, 23/11/98)
Arabie-CoréeSud : Le ministre sud-coréen de l'Energie reçu par le roi Fahd (AFP, 22/11/98)
CoréeSud-USA : Bill Clinton exhore Séoul a accélérer l'ouverture de son marché (AFP, 21/11/98)
CoréeSud-USA : Arrivée du président Bill Clinton à Séoul (AFP, 20/11/98)
CoréeSud-CoréeNord : Un radar sud-coréen détecte un bateau nord-coréen suspect (AFP, 20/11/98)
Russie-CoréeSud : La Russie livre des hélicoptères à la Corée du Sud en paiement de sa dette (AFP, 18/11/98)
Egypte-CoréeSud : Visite au Caire du ministre sud-coréen du Commerce et de  l'industrie (AFP, 18/11/98)
CoréeSud-CoréeNord : Croisière hivernale dans le Nord d'un groupe de retraités sud-coréens (AFP, 18/11/98)
CoréeSud-CoréeNord-USA : Arrivée à Séoul du secrétaire d'Etat adjoint américain Charles Kartman (AFP, 13/11/98)
Chine-CoréeSud : Kim Dae-Jung se félicite du soutien chinois à sa politique nord-coréenne (AFP, 13/11/98)
Coréesud-France : Alstom investit 300 millions de dollars dans une liaison ferroviaire (AFP, 13/11/98)
Chine-CoréeSud : Pékin soutient Séoul dans sa politique d'ouverture vers Pyongyang (AFP, 12/11/98)
CoréeSud-CoréeNord-USA : Une délégation américaine en Corée du Nord lundi (AFP, 12/11/98)
Chine-CoréeSud : Début des entretiens à Pékin entre les présidents chinois et  sud-coréen (AFP, 12/11/98)
Chine-CoréeSud : Le président sud-coréen Kim Dae-Jung entame sa première visite en Chine (AFP, 11/11/98)

L'envolée du chômage provoque un séisme social en Corée du Sud
Ils sont près d'un millier tous les soirs, couchés à même le sol, dans les couloirs de la gare de Séoul. Aucun ne fait la manche. Certains  portent encore la cra-vate, d'autres la veste et l'attaché-case, souvenir du « temps où tout allait bien », celui d'avant la crise et du séisme  qui depuis un an secoue l'économie coréenne, à commencer par les salariés.
  Pour de nombreux coréens, « l'ère FMI » comme on l'ap- pelle ici, est celle de la découverte du chômage. En moins d'un an, le nombre des  sans-emploi a fait un bon de près de 4,5 points, à 7,5 % de la population ac- tive, et devrait concerner plus de 2 millions de personnes dès  le début de l'année prochaine. Les plus touchés étant pour l'instant les employés des PME, et du tertiaire. « 35.000 salariés de la banque  ont été licenciés depuis janvier. A terme, nous nous dirigeons vers un rétrécissement de la classe moyenne, avec les conséquences que  l'on sait sur l'économie », explique Jay choi, porte-parole de la FIET, le principal syndicat des employés du tertiaire. Les dépenses jugées  superflues sont supprimées : femme de ménage, et même cours particuliers pour les enfants. Une révolution dans un pays où l'éducation a  longtemps occupé la première place dans le budget des familles.
  Parer au plus pressé. Face à cette envolée du chômage, le gouvernement s'emploie à parer au plus pressé. 7.000 milliards de wons (29,4  milliards de francs au taux actuel) ont ainsi été injectés dans le système d'assurance-chômage. Sans compter les aides à l'emploi pour les  petites entreprises, 3.600 milliards de wons (15,1 milliards de francs). De son côté, le Ministère du Travail vient d'annoncer une extension  du revenu mi-nimum garanti (1.448 francs par mois) aux employés des entreprises de moins de dix salariés, loi qui devrait entrer en vigueur  en septembre de l'année prochaine. 
  Malgré cette bonne volonté affichée, les mesures parviennent difficilement à couvrir l'ampleur du raz de marée. « Les autorités et les  services de renseignements sont extrêmement préoccupés. Tous espèrent que les aides palliatives suffiront à contenir la grogne dans les  mois qui viennent », précise Kim Shin-yang, auteur d'un livre qui vient de paraître sur « Les mouvements de chômeurs en France ».  L'assurance chômage n'est versée que pendant les six premiers mois qui suivent le licenciement. Passé ce délai, les plus chanceux  survivent grâce à la prime de reconversion de leur entreprise, les autres doivent se débrouiller.
  Le marché de l'emploi est encore ouvert, et de nombreux licenciés n'hésitent pas à repartir de zéro. Dans le district de Chongno au nord de  la capitale, le nombre de ces marchands ambulants a augmenté de 20% en quel-ques mois. Témoin cet homme de 38 ans, ancien employé  de maison d'édition qui préfère garder l'anonymat. « Jamais je n'aurais imaginé me retrouver là, explique ce dernier, un sac de recharges  pour téléphone portable à la main. Ma compagnie a fait faillite, je n'ai eu droit à aucune prime de licenciement.» (La Tribune, 19/11/98)

Mélange des genres en Corée du Sud (La Tribune, 19/11/98)
 Fer de lance du décollage de la Corée du Sud, les chaebols ont prospéré pendant quarante ans en s'assurant un contrôle quasi complet  de l'économie. Au point que, au début des années 90, les dix premiers d'entre eux (dont Hyundai, Samsung, Daewoo, Lucky Goldstar  rebaptisé LG) représentaient les trois quarts du PNB. Cette puissance de feu, les chaebols la doivent à l'Etat. S'inspirant du modèle  japonais, celui-ci a créé dans les années 60 les conditions de leur développement. D'une part en leur fournissant tous les crédits  nécessaires à leur expansion, d'autre part en les protégeant de la concurrence internationale en fermant le marché intérieur aux  investisseurs étrangers et, enfin, en leur octroyant des marchés d'Etat. En retour, la classe politique a pu dicter ses choix industriels et elle  a aussi largement bénéficié de l'argent des chaebols pour financer ses campagnes électorales. Samsung a obtenu l'autorisation d'entrer sur  le marché automobile en 1994, alors que la Corée souffrait déjà de surcapacités dans ce secteur, en échange de la promesse de construire  son usine à Pusan, le fief de l'ancien président coréen Kim Young Sam. A cela s'ajoute une absence totale de transparence financière :  grâce à des structures complexes de participations croisées, les chaebols ont pu financer pendant des années des activités déficitaires  sans craindre les banquiers.

Rupture inachevée à Séoul (La Tribune, 19/11/98)
C'est une véritable révolution qui se cache derrière les réformes en Corée du Sud. « La discrimination régionale ne sera plus tolérée. Nous  ferons tout pour introduire les mécanismes de marché dans l'économie, en éliminant les contrôles gouvernementaux. » En rappelant, le 15  août dernier, la fin de la collusion entre les affaires et la politique, l'un des principaux enjeux des restructurations annoncées depuis janvier  par son gouvernement, le président Kim Dae-jung ne propose rien de moins que l'abandon d'un modèle de développement qui, pendant  trente ans, a fait les beaux jours du « miracle coréen ». D'où la lenteur du processus. En un peu moins d'un an, seule la refonte du système  financier a été menée à bien, la restructuration des chaebols (grands conglomérats) en reste aux balbutiements. Car si pendant des années,  les entreprises se sont servies dans les caisses des banques, simples relais de financement aux grands projets d'Etat, aujourd'hui les rôles  sont inversés. Et c'est le gouvernement qui demande aux banques de couper les crédits aux projets non viables des grands groupes. Reste  que certaines habitudes ont la vie dure. En septembre, Hyundai a ainsi été préféré à Ford pour le rachat de Kia. Le gouvernement n'avait  pas caché qu'il préférait un repreneur étranger. Or Ford offrait un prix si bas pour Asia Motors, la filiale transport du constructeur en  faillite, qu'il s'auto-excluait d'un accord. Asia Motors étant le principal établissement industriel de la province Cholla, fief de l'actuel chef de  l'Etat.

La Corée du Sud recouvrera une croissance positive l'année prochaine dans un climat de détente de la politique monétaire, ont indiqué ensemble Séoul et le Fonds monétaire international dans un rapport sur la politique macro-économique sud-coréenne au quatrième trimestre. Cet optimisme affiché concernant les perspectives de l'économie sud-coréenne intervient près d'un an après son plongeon dans la crise financière régionale rendant nécessaire le déblocage par le FMI d'une aide de plusieurs milliards de dollars. Les deux parties ont cependant averti que si le pays retrouve une croissance positive en 1999, "le calendrier et l'importance de cette reprise dépendra beaucoup de l'amélioration de la confiance interne et de l'environnement extérieur". (Les Echos, 16/11/98)
Les chiffres clefs de la Corée du Sud depuis 1992 

La Banque mondiale débloque 2 milliards de dollars pour Séoul (La Tribune, 26/10/98) 
  Dans le cadre de sa nouvelle politique, plus interventionniste, le conseil d'administration de la Banque mondiale a approuvé en fin de  semaine un prêt d'ajustement structurel de 2 milliards de dollars à la Corée du Sud. Ce prêt est destiné à aider Séoul à restaurer la stabilité  financière tout en réduisant l'impact social de la mise en oeuvre des programmes de réformes économiques. « La Corée du Sd a fait des  progrès notables pour réformer les secteurs de l'économie où des changements étaient nécessaires », a déclaré le président de la Banque,  James Wolfensohn, selon lequel « ce nouveau prêt va donner la possibilité au gouvernement d'élargir, d'approfondir et de renforcer le  programme de reprise économique. » Depuis l'éclatement de la crise financière en Corée du Sud en décembre 1997, la Banque mondiale  avait promis une aide de 10 milliards de dollars dans le cadre d'un plan international de sauvetage de 57 milliards de dollars, piloté par le  FMI. La Banque a déjà versé quelque 3 milliards de dollars à Séoul au titre d'un prêt d'urgence de reconstruction fin 1997, ainsi que 2  milliards de dollars au titre d'un premier prêt d'ajustement structurel.

Les importations sud-coréennes se sont effondrées en septembre, reculant de 36,7% par rapport au même mois de 1997 à 7,3 milliards de dollars, selon le service des douanes du pays. Dans le même temps, les exportations n'ont reculé que de 3,4%. Du coup, la balance commerciale sud-coréenne a dégagé un excédent en nette hausse, à 3,6 milliards de dollars en septembre contre 2,6 milliards en août. (Les Echos, 1/10/98)

Conglomérats + Les chaebols sud-coréens fusionnent des pans entiers de leurs activités (La Tribune, 4/9/98)
 Les cinq premiers conglomérats ont annoncé hier un plan de restructuration. Hyundai Electronics et LG Semicon fusionnent leurs activités.0 dans les semi-conducteurs. Dans le raffinage, la pétrochimie, l'automobile, des regroupements sont en cours.
  Les cinq premiers chaebols (conglomérats sud-coréens), Hyundai, Samsung, Daewoo, LG et SK, ont annoncé  hier un plan de restructuration majeur de leurs activités dans huit secteurs, notamment les semi-conducteurs et  l'automobile, mais aussi le raffinage, la pétrochimie, la production électrique, le ferroviaire ou l'aéronautique. Ce  programme de fusions sans précédent intervient après l'annonce, mercredi, par le gouvernement de Séoul d'un plan  d'urgence prévoyant l'injection de plusieurs milliards de dollars dans l'économie du pays, qui devrait afficher un  repli de 5 % cette année.... 

Comment by Chief Cabinet Secretary Hiromu Nonaka on North Korea's Test Missile Launch - from the Japanese Ministry of Foreign Affairs, Aug 31, 1998.

RÉSULTATS : L'industrie sud-coréenne s'enfonce dans la crise  (La Tribune, 18/08/98) 
 Les entreprises cotées en Bourse ont perdu plus de 60 milliards de francs au premier semestre. Seuls neuf des trente premiers chaebols sont parvenus à demeurer bénéficiaires. 

KOREA SOCIETY NEGOTIATING AID PACKAGE FOR STUDENTS (U.S.  Information Agency (USIA) 11/08/98 ) 
Washington -- The United States Information Agency (USIA), NAFSA: Association of International Educators, the U.S.-Korean Business Council, and the Korea Society are developing an aid package targeted toward Korean students, according to a NAFSA official. 

Politique monétaire - La Corée tente de se prémunir contre une possible dévaluation du Yuan (La Tribune, 11/08/98) 
 Les Coréens estiment probable une dévaluation de la monnaie chinoise et cherchent à renforcer leurs réserves en devises. La banque centrale envisage une récession cette année plus forte que prévu. 

Les chaebols vont se restructurer (La Tribune, 10/08/98) 
 Les conglomérats sud-coréens (chaebols), contrôlés par quelques familles, ont accepté de mettre en place des plans précis de  restructuration, comportant notamment des échanges de filiales, d'ici fin août, ont annoncé en fin de semaine des responsables du  gouvernement. L'accord couvrirait des échanges d'activités parmi les entreprises les plus importantes, afin qu'elles puissent se consacrer à  leurs métiers de base, comme l'ont déjà annoncé en juillet Daewoo, Samsung, Hyundai, Lucky-Goldstar ou Sungkyong. 

USTR 8/5 NEWS RELEASE ON WTO KOREAN LIQUOR TAXES DECISION (U.S.  Information Agency (USIA) 07/08/98 ) 
Washington -- A dispute settlement panel of the World Trade Organization (WTO) has found that Korean taxes on distilled spirits violate Korea's WTO obligations concerning discriminatory taxes. 

Vague de privatisations en Corée (La Tribune, 05/08/98) 
 La commission sud-coréenne du plan et du budget a annoncé la privatisation de 40 filiales de 19 entreprises d'Etat d'ici à 2002.  L'opération s'inscrit dans la seconde phase d'une réforme visant à restructurer et à réduire la taille des entreprises publiques. Le 3 juillet, la  commission avait annoncé la privatisation immédiate de 5 des 24 entreprises nationales dont l'Etat a prévu de ramener le nombre à 13 à  l'horizon 2002. Un membre de la commission a précisé que « les entreprises mères devront se désengager des filiales concernées et vendre  les actifs qui ne concernent pas leur métier de base ». Le géant des télécommunications Korea Telekom doit notamment céder 13 de ses  filiales et Korea Electric Power va en vendre 7. Korea Land et Korea Petroleum Development sont également touchées par ce train de  privatisations. Parallèlement la commission a assuré que le gouvernement sud-coréen poursuivra « une politique de suppression rapide  des monopoles grâce à la déréglementation de l'économie ». En juin dernier, 55 entreprises du secteur privé avaient été sommées de se  restructurer ou de disparaître. 

L'OCDE parie sur la Corée (La Tribune, 31/07/98) 
 Après une chute de 4,7 % de son PIB en 1998, la Corée-du-Sud devrait renouer avec la croissance dès l'année prochaine, estime l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) dans sa première étude sur l'économie coréenne depuis mai 1996.  Dans ce rapport, l'OCDE prévoit en effet un retour de la croissance dès 1999 (à 2,5 %) puis son accélération au-delà des 5 % à partir de l'an  2000. 

La mobilisation syndicale reste limitée en Corée du Sud (La Tribune, 16/07/98) 
Malgré 150.000 grévistes hier, les syndicats sud-coréens n'ont pas réussi à mobiliser le monde du travail contre la  montée du chômage. Ce qui devrait permettre au pouvoir de poursuivre, moyennant quelques concessions, sa politique de restructuration. 

Manifestations avant la grève générale de mercredi (La Tribune, 13/07/98) 
Quelque 50.000 travailleurs ont manifesté hier à Séoul à l'appel des deux grandes confédérations syndicales pour protester contre le coût social des réformes dans le pays et l'augmentation massive du chômage alors qu'un appel à la grève générale est lancé pour après-demain. Le gouvernement a averti qu'il ne tolérerait pas de grèves ou manifestations illégales ou violentes et mobilisé quelque 8.000 policiers. 

SECRETARY COHEN, MINISTER CHUN PRESS CONFERENCE: U.S.-Republic of Korea partnership never stronger (United States Information Service, 10 july 1998) 
Washington -- The U.S.-Republic of Korea (ROK) partnership is not only strong, it has never been stronger," Secretary of Defense William Cohen said. 

President names Kartman envoy for Korean peace talk  (U.S.  Information Agency (USIA) 07/07/98 
Kartman is a Career Member of the Foreign Service.President Clinton announced July 6 his intent to 
nominate Charles F. Kartman for a Rank of Ambassador during his tenure of service as Special Envoy for the Korean Peace Talks. 

Treasury Secretary Rubin Seoul press Conference  (U.S.  Information Agency (USIA) 02/07/98) 
"We have great respect for Korea's reform plans". The Clinton Administration has enormous respect for President Kim's commitment to reform, according to Treasury Secretary Robert Rubin.  During a press conference in Seoul following meetings with President Kim and other government and non-government officials,  Rubin said: "We have great respect for the reform plans that the government of Korea has set forth. We have not had a chance  yet to study in great detail the financial restructuring plans that have just been put forward, but certainly the breadth, the comprehensiveness, and the objectives seem sensible to us, and it seems the key now is for everybody to work together, to  cooperate, to move as quickly as possible." 

Corée du Sud + Excédent commercial de 20 milliards de dollars (la Tribune, 2/7/98) 
La Corée du Sud a engrangé un excédent commercial de 3,9 milliards de dollars en juin, portant l'excédent pour les six premiers mois de  l'année à 19,9 milliards de dollars, a annoncé hier le ministère de l'Energie, de l'Industrie et du Commerce. Les exportations ont diminué en  juin de 5,6 % par rapport à juin 1997, alors que les importations ont chuté de 36,6 % à 7,7 milliards de dollars, selon le ministère. 

Le FMI prévoit la récession en Corée(la Tribune, 22/6/98) 
Dans son examen annuel de l'économie sud-coréenne, le FMI prévoit que le pays enregistrera en 1998 une récession de 1 à 2 % (après  une croissance de 5,5 % en 1997) et un taux de chômage à 6,5 % (2,7 % en 1997). Le Fonds monétaire félicite Séoul pour l'application de  son vaste programme de restructuration tout en notant que « la confiance demeure fragile comme l'ont attesté récemment les faiblesses de  la Bourse ». Les experts de Washington notent encore que « l'affaiblissement du yen et les événement qui touchent les autres pays de la  région ont rendu la situation encore plus difficile pour la Corée » qui se voit invitée « à persévérer » tout en s'attachant à « préserver la  stabilité sociale ». 

Le " nettoyage " de l'industrie coréenne va pouvoir commencer (la Tribune, 18/6/98) 
55 entreprises totalisant 12 milliards de dollars de dettes sont sommées de se restructurer ou de disparaître. Les grands groupes échappent pour l'instant au couperet mais 20 filiales de conglomérats sont concernées. 

La Corée du Sud prise au piège du yen
En concurrence directe avec le « made in Japan », la Corée est frappée de plein fouet par la chute de la monnaie nippone.  Kia, le deuxième constructeur automobile du pays, a décidé de fermer ses usines pendant dix jours.
  Le répit qu'aura connu la Corée du Sud du mois de janvier au mois de mars aura été de courte durée. Touchée de plein fouet par la chute  du yen, l'économie coréenne semble retombée dans un trou noir. Témoin du retour du pessimisme à Séoul, l'indice boursier a perdu hier à  nouveau 4,80 %, après avoir chuté de 8,1 % vendredi dernier. Une baisse qui reflète l'inquiétude des entreprises coréennes fragilisées par  la baisse du yen. « Aujourd'hui, la Corée du Sud est en train de perdre tous les avantages procurés par la chute de sa devise à l'automne  dernier », explique un banquier européen installé à Séoul. 
  Des avantages qui ne se sont pas concrétisés : au cours des quatre premiers mois de l'année, les exportations coréennes n'ont cru en effet  que de 8 % en volume et, en réalité, de 3,7 % si l'on exclut les ventes d'or à l'étranger. Cette incapacité à tirer partie de la dévaluation tient  au fait que la dépréciation du won, qui a atteint plus de 40 %, a paralysé les principaux rouages de l'économie. Résultat, les exportateurs  éprouvent des difficultés à financer les achats de produits importés ou à obtenir des lettres de crédit des banques étrangères, devenues  suspicieuses. Une logique implacable. Avec la chute du yen, elles doivent aujourd'hui affronter une menace encore plus grande : celle de voir fondre  leurs débouchés à l'étranger. « Au fur et à mesure que le yen chute, la Corée perd en compétitivité », souligne un banquier à Séoul. Une  logique d'autant plus implacable que les deux pays se battent sur les mêmes créneaux : acier, automobiles, puces électroniques et  constructions navales. Pis, l'effondrement du commerce intra-asiatique - qui a représenté 50 % des ventes de la Corée du Sud en 1997 -  obligent les deux pays rivaux à s'affronter directement sur les mêmes marchés, à savoir les Etats-Unis et l'Europe. 
  Or les produits coréens, qui n'ont pas la réputation de qualité de leurs concurrents japonais, ne peuvent plus faire prévaloir leur avantage  en termes de prix. Conscients des difficultés qui les attendent, les groupes coréens ont déjà commencé à revoir à la baisse leurs objectifs.  Posco, un des premiers producteurs mondiaux d'acier, a annoncé hier qu'il réduirait cette année sa production de 1,7 million de tonnes (sur  un total de 26,4 millions de tonnes en 1997). Samsung Electronics s'apprête à suspendre pendant une semaine sa production de puces. Et chez Hyundai, les lignes de production de voitures de luxe sont quasiment à l'arrêt. 
  Dimanche, la direction du groupe Kia, deuxième constructeur automobile du pays jusqu'à son dépôt de bilan en juillet dernier, a annoncé  un lock-out de ses usines pendant dix jours afin de protester contre les mouvements de grèves des syndicats. Hier, premier jour de  lock-out, des affrontements violents entre grévistes et employés ont fait une vingtaine de blessés. « Au début du printemps, la Corée  croyait être sortie du tunnel, elle découvre aujourd'hui qui lui en reste plusieurs à traverser », conclut un banquier. 
 

Grèves massives en Corée du Sud (La Tribune,28/5/98) 
  Plus de 100.000 travailleurs sud-coréens ont fait grève mercredi pour protester contre les licenciements, paralysant les principales  industries du pays. « La grève nationale a débuté », a indiqué un porte-parole de la puissante Confédération des syndicats de Corée du  Sud (KCTU). Il a précisé qu'aucun progrès n'a été réalisé lors de négociations de dernière minute avec le gouvernement. Plus de 32.000  ouvriers des usines Hyundai, premier constructeur automobile sud-coréen, se sont notamment mis en grève, ainsi que plusieurs milliers 
  d'ouvriers de Daewoo, deuxième constructeur automobile. Selon un délégué syndical de Hyundai, les grévistes pourraient poursuivre leur  mouvement jusqu'à vendredi pour obliger les autorités à revenir sur leur décision. Le KCTU a menacé de faire de nouveau grève le 10 juin  si le gouvernement n'accepte pas de mettre fin aux licenciements décidés dans le cadre du plan de restructuration de l'économie  sud-coréenne (piloté par le FMI). Environ 20.000 policiers anti-émeutes ont été mis en état d'alerte à Séoul, selon la presse. 

Séoul au plus bas depuis onze ans (La Tribune,26/5/98) 
Le marché sud-coréen a été affecté par la baisse du yen et les craintes de récession. 
Lundi noir hier à la Bourse de Séoul. L'indice composite du marché a perdu 6,78 % en terminant à 331,90 points, soit son plus bas niveau  depuis onze ans. Les opérateurs se sont désengagés dans la perspective de nouveaux mouvements sociaux. La Confédération coréenne  des syndicats (KCTU), qui réclame un moratoire sur les licenciements, menace de lancer une grève générale dès demain. Le marché a aussi  été affecté par la nouvelle baisse du yen face au dollar, qui pénalise notamment les grandes valeurs exportatrices. Ces sociétés vont en effet devoir abaisser leurs prix à l'exportation afin de rester compétitifs face à leurs concurrentes japonaises. Le marché coréen a aussi  souffert des craintes de récession. L'économie coréenne s'est contractée à un rythme annuel de 3,8 % au premier trimestre, faisant ainsi apparaître les premiers signes de  récession depuis 1980. Les banques devraient d'ailleurs préparer pour jeudi une liste d'entreprises qu'elles considèrent comme non viables.  Beaucoup d'investisseurs estiment que le gouvernement mettra en faillite ces sociétés une fois les élections locales du 4 juin passées.  L'Etat coréen a déjà pris des mesures concernant le secteur public. La Korea Development Bank, premier établissement du pays, a annoncé  la fermeture de deux de ses filiales d'intermédiation et une baisse de 10 % de ses effectifs . Ce nouvel accès de faiblesse des marchés financiers coréens intervient alors que le gouvernement a décidé de lever les limitations  d'investissement pour les étrangers. La limite des 55 % dans le capital d'une entreprise privée a ainsi été levée. Le plafond des 25 % dans  les prises de participation au capital des entreprises d'Etat a également été relevé à 30 %. Ces nouvelles dispositions n'ont apparemment  pas réussi à attirer les capitaux attendus. 

Les " chaebols " coréens consentent aux réformes sur fond de crise sociale (La Tribune,11/5/98) 
Six mois après l'intervention du FMI, les grands conglomérats coréens annoncent leurs premières restructurations alors que le chômage explose. 

"En Corée, "chômeurs FMI" et salariés protestent contre les licenciements" (La Tribune, 24/4/98) 
Outre une grève de plusieurs milliers de taxis, Séoul a connu hier sa première manifestation de chômeurs. 
Selon le gouvernement, le chômage a triplé en cinq mois, dans un pays où la protection sociale n'est qu'embryonnaire. « C'est la première manifestation de sans-emploi en Corée et ce ne sera pas la dernière si le gouvernement refuse de nous entendre », déclarait jeudi le porte-parole d'un groupe de 200 chômeurs venus manifester aux cris de « Nous voulons du travail ! » devant la gare de  Séoul. Le mouvement est, certes, pour l'instant confidentiel. Mais il augure sans doute d'une onde de choc sociale qui risque de traverser  la Corée du Sud qui, à peine digéré le recours à l'aide financière internationale, fin novembre, se réveille avec la gueule de bois. Le  gouvernement prévoit 1,5 million de sans-emploi au début du mois de mai, ce qui représente un triplement du chômage en cinq mois.  Un phénomène sans précédent dans un pays qui s'était habitué pendant des années à des taux de croissance à deux chiffres et à un taux  de chômage quasi nul. « On n'a jamais vécu une telle situation, les gens sont perdus, confirme Hur Jae-joun chercheur à l'institut du travail.  La première difficulté est d'ordre psychologique, il faut apprendre à vivre avec le chômage. » Ce qui n'est pas facile, compte tenu de la  faiblesse du système de protection sociale : l'assurance chômage a fait son apparition en 1995 et couvre à peine un tiers des salariés. En  cas de licenciement, ces derniers touchent 50 % de leur salaire pendant deux à quatre mois selon l'ancienneté et les cotisations. Passée  cette période, beaucoup se retrouvent à la rue. 
Cette colère des « nouveaux chômeurs FMI », comme les appellent les médias, est relayée par les employés des entreprises qui craignent  pour leur emploi. Le week-end dernier, près de 10.000 personnes ont défilé dans tout le pays pour s'opposer aux licenciements dans les  entreprises. Hier, plusieurs milliers de chauffeurs de taxi de Séoul se sont mis en grève. « Nos recettes quotidiennes ne nous permettent  plus de survivre, nous réclamons un salaire mensuel », explique l'un d'eux. Avec la crise et les campagnes de restrictions de la  consommation véhiculées par les médias, les habitants de Séoul surveillent leur porte-monnaie et consacrent l'essentiel de leur budget à  l'alimentaire et aux dépenses d'habillement. Arbitrage difficile. Face à cette marée montante du chômage, la marge de manoeuvre du gouvernement est étroite. Il faut à la fois contenir  les syndicats qui menacent d'une grève générale pour mai et se conformer aux réformes exigées par le Fonds monétaire international. Un  combat sur tous les frnts difficile à mener dans le contexte actuel de crise. Mais le gouvernement se veut rassurant. « L'accord sur les  licenciements signé par les représentants du gouvernement, des syndicats et du patronat en janvier dernier sera mis en oeuvre coûte que  coûte», a ainsi réaffirmé hier le chef de l'Etat devant un parterre d'investisseurs étrangers. Ce qui n'a pas empêché la Bourse de Séoul de  perdre 15 points en fin de journée. « Des mesures sont prises, mais on manque encore de visibilité », explique un banquier. Une méfiance  des investisseurs confirmée par les statistiques. Selon le quotidien Choson Ilbo, les entrées de capitaux étrangers en Corée ont représenté  en avril le dixième de la moyenne des mois précédents. Les syndicats, de leur côté, maintiennent la pression. Les ouvriers de Hyundai  Motors à Ulsan ont récemment envoyé 4.500 lettres de protestation au palais présidentiel contre le plan de licenciement prévu par  l'entreprise : 10.000 des 30.000 employés du groupe seraient concernés selon le syndica 

Les premières voitures du TGV français débarquent en Corée du Sud (La Tribune, 20/4/98) 
Les premières voitures du TGV sont arrivées hier en Corée du Sud et subiront bientôt des essais, ont indiqué les officiels coréens. Le projet sud-coréen de TGV a obtenu le feu vert du nouveau gouvernement le 8 avril en dépit des résistances liées au surcoût et aux retards dans la mise en oeuvre de ce projet très controversé, en panne en raison de la crise financière du pays. La livraison française porera au total sur 12 rames, et 43 autres rames seront construites en Corée du Sud, par un consortium dans lequel figurent notamment Hyundai et Daewoo, selon l'accord passé en juin 1994 par la Korea High Speed Rail Authority et les industriels français. 

Corée du Sud + Sept milliards de dollars pour les entreprises (La Tribune, 15/4/98) 
La Corée du Sud a annoncé hier la création de deux fonds d'un montant de 10.000 milliards de wons (7 milliards de dollars), pour financer la restructuration du secteur industriel. Le ministère des Finances a précisé que deux fonds distincts, de 1.000 milliards de wons chacun, seront mis sur pied en juin prochain. Le premier, un fonds commun de placement en actions, sera destiné à l'investissement dans les valeurs, tandis que le deuxième servira à aider au financement de la restructuration des entreprises. 

L'emprunt coréen a séduit les marchés (La Tribune, 14/4/98) 
Le FMI n'est pas le seul à croire à un redressement rapide de la Corée du Sud. Le gouvernement de Séoul vient en effet  de lever sans peine 4 milliards de dollars à cinq ans alors qu'il n'en cherchait que trois, avec une prime de risque réduite à  3,55 points au-dessus des références du Trésor américain. Le président Kim Dae-Jung, partisan d'un strict respect des  conditions du plan de sauvetage du FMI, s'est félicité de ce résultat. Et son porte-parole, Park Ji-Won, a pris le pari,  vendredi, que le pays dépasserait l'objectif FMI de 40 milliards de dollars de réserves de changes à la fin de l'année, en  évoquant une possible fourchette « entre 50 et 60 milliards de dollars ». Après ce premier succès, les responsables  économiques du pays envisageraient de nouvelles émissions, mais seulement après que les agences de notations auront  amélioré les notes du pays, peut-être dès cet été. 

Feu vert sud-coréen au projet de TGV (La Tribune, 8/4/98) 
Le projet sud-coréen de train à grande vitesse (TGV) a obtenu hier le feu vert du nouveau gouvernement en dépit des  résistances liées au surcoût et aux retards dans la mise en oeuvre de ce projet très controversé, en panne en raison de la  crise financière du pays. Le Premier ministre, Kim Jong-Pil, a toutefois demandé au ministre des Transports de présenter  d'ici à juillet un nouveau rogramme de travaux, « cohérent et transparent », pour la réalisation de ce projet impliquant le  groupe français GEC-Alsthom. « Etant donné nos difficultés économiques, il est inévitable de changer les plans de  construction d'origine », a-t-il souligné. 
  Le coût de ce projet très contesté est estimé à 22.000 milliards de wons (95,2 milliards de francs), soit 5.000 milliards de  wons de plus que prévu. Citant le faible rendement et les coûts sans cesse croissants de la construction, l'un des  participants à la réunion ministérielle a proposé de reprendre le projet à zéro. Mais les responsables des transports et des  chemins de fer ont plaidé en faveur de la relance de ce projet qui permettra de décongestionner le trafic entre la capitale  Séoul et le port de Pusan, au Sud. 
  GEC-Alsthom avait remporté un contrat de 2,1 milliards de dollars (12,9 milliards de francs) pour la fourniture du matériel  roulant et des équipements électriques. Il doit livrer au total 46 rames - dont douze fabriquées en France - d'ici à 1999. 

Forte remontée des réserves en devises sud-coréennes (La Tribune, 30/3/98) 
  Les réserves en devises disponibles de la Corée du Sud, qui étaient tombées à 4 milliards de dollars en décembre,  augmentent rapidement et atteignent 21,77 milliards de dollars, a indiqué vendredi le ministère des Finances. La Corée a  ainsi réussi, deux semaines avant les prévisions, à faire repasser le niveau de ses réserves disponibles au dessus de la barre  de 20 milliards de dollars, suivant ainsi les termes de l'accord du FMI. A la fin octobre 1997, les réserves s'élevaient à  22,3 milliards. Cette augmentation des réserves en devises est due à l'injection des fonds prévus par le plan de secours et  par un report des échéances des prêts à court terme.

Les sociétés cotées sud-coréennes ont perdu 18 milliards de francs en 1997 (La Tribune, 23/3/98) 
En dépit d'un chiffre d'affaires en hausse, les sociétés cotées ont subi leur pires pertes l'année dernière, selon les statistiques de la Bourse de Séoul.  Les sociétés sud-coréennes cotées en Bourse ont subi leurs pires pertes en 1997, en raison des pertes de changes, de la  hausse du coût des emprunts et de la détérioration de leur profitabilité, a annoncé jeudi la Bourse de Séoul, le Korea  Stock Exchange (KSE). Selon le KSE, les 510 sociétés cotées qui ont clos leurs comptes en décembre dernier ont  enregistré une perte nette combinée de 4.550 milliards de wons (environ 18 milliards de francs) en 1997, après un  bénéfice net de 3.820 milliards de wons en 1996 (15 milliards de francs). Leur chiffre d'affaires total a toutefois progressé  de 19,49 % pour la même période, pour atteindre 441.270 milliards de wons, a-t-on indiqué.  Pour les 26 banques concernées, les pertes combinées se sont élevées au total à 3.800 milliards de wons (14,8 milliards  de francs). Leur montant pourrait doubler si l'on tient compte des pertes de la valeur des actions et des charges  d'amortissement.  Dix bénéficiaires. Sur les 510 sociétés, 156 ont eu des pertes nettes, Korea First Bank enregistrant le plus mauvais résultat  négatif (- 1.600 milliards de wons) suivi de Seoulbank (- 910 milliards de wons). Viennent ensuite Korean Air avec une  perte de 390 milliards de wons et Ssangyong Motors avec 310 milliards de wons. Le groupe Hyundai Electronics  Industries a dégagé un solde négatif de 180 milliards de wons et Kukdong Construction 170 milliards de wons.  Pohang Iron and Steel Co. (Posco) est en tête des groupes qui ont dégagé des bénéfices nets, avec un bénéfice de 729  milliards de wons, a souligné le KSE. Dix autres sociétés ont réalisé des profits nets de plus de 100 milliards de wons,  parmi lesquelles Korea Electric Power Co., Samsung Electronics Co., SK Telecom, Korea Housing Bank, Kookmin  Bank, Samsung Display devices, Daewoo Heavy Industries, Ssangyong Oil Refinery and LG Electronics.  (AFP) 

La Corée relèvera le défi par Sang Jin-huh, Vice-président de Kotra (Centre coréen du  commerce extérieur et del'investissement) (La Tribune, 18/3/98) 

La Corée du Sud double son objectif d'excédent commercial (La Tribune, 17/3/98) 
La Corée du Sud a doublé son objectif d'excédent commercial en 1998, à 20 milliards de dollars, en raison d'un niveau  d'importations inférieur aux prévisions et d'un niveau d'exportations supérieur, ont indiqué hier des sources officielles. « En  raison d'un changement radical de la situation macro-économique, nous avons révisé à la hausse l'objectif d'excédent  commercial à plus de 20 milliards de dollars », a déclaré un responsable du ministère de l'Energie et de l'Industrie. Le  ministère avait d'abord tablé sur un excédent commercial de 7 milliards de dollars pour 1998. Les prévisions initiales  étaient basées sur un taux de croissance du PIB de 2 % et un taux de change moyen à environ 1.100 wons pour un dollar. Mais, après l'accord avec le FMI et le revirement de la situation économique, la croissance devrait reculer et le taux de  change s'établir entre 1.300 et 1.400 wons. 

Kim Dae Jung walks a tightrope between political expediency and economic reform (Far Eastern Economic Review, 12/3/98) 

Corée :  Kim Dae-jung s'attaque aux restructurations industrielles (La Tribune, 26/2/98) 
Le nouveau président a inauguré son mandat hier, à l'occasion d'une cérémonie qui a réuni 45.000 personnes. La réforme des chaebols constituera sa priorité économique. 

 Mise à jour : mai 1999
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