Le Kazakhstan

Infrastructures

Télécommunications, radio, télévision et Internet
Infrastructures de transports
Chemins de fer
Réseau routier
Voies navigables et ports
Transports aériens
Oléo- et gazoducs
 
 
 
 
 

Télécommunications, radio, télévision et Internet

Téléphone
Indicatif national : 7
Nombre de lignes en service (1997) : 1,818 M
Téléphones mobiles (1997) : 11.202
Système téléphonique : état général déficient, équipement obsolète
Réseau domestique : relations intervilles par ligne terrestres et relais radio à ondes courtes ; le système de téléphonie mobile cellulaire couvre la presque totalité du K.
Réseau international : relations internationales avec les autres ex-républiques soviétiques et la Chine par ligne terrestres et relais radio à ondes courtes ; avec les autres pays, par satellite et par le Trans-Asia-Europe (TAE), câble à fibre optique


Radio

nombre de postes (1997) : 6,47 M
Télévision
nombre de postes (1997) : 3,88 M
Internet
Nombre d’utilisateurs (2000) : 70.000
code pays : « .kz »


Infrastructures de transports

Chemins de fer (CIA 2000 et KG 200) :

Longueur totale des lignes (à l’exclusion des lignes à usage industriel) : 13.601 km
Lignes à grand écartement : 13.601 km, dont un tiers est à double voie, 3 050 km étant électrifiés en 1993.
Les chemins de fer du K. constituent un maillon du Trans-Asian (Pékin-Almaty-Istamboul) et de l’Eurasian (Londres-Almaty-Pékin). La station, modernisée, de Droujba (Druzhba), à la frontière chinoise (sous la « Porte de Dzoungarie ») occupe une position stratégique sur l’axe Almaty-Pékin. Une station de changement d’essieux pour surmonter la différence d’écartement avec le réseau chinois fonctionne depuis avril 1998. Le volume susceptible d’y transiter devrait atteindre 8 à 10 Mt en 2010.
Lignes à voie étroite (1,520 m) : 3.661 km
Le parc comprend 3 000 locomotives, 2 300 wagons de voyageurs, plus de 90 000 wagons de marchandises, 42 dépôts de locomotives et 2 usines de réparation des wagons (KG 200) .
Le principal opérateur "Kazakhstan Temir Zholy" (Chemins de fer du K.), société d’Etat
En 2000, le rail a transporté 81,8 Mt (+40 % par rapport à 1999), soit 85 % du trafic de marchandise (dont 65 à 70 % pour le charbon, les minerais, le pétrole et les matériaux de construction).


Réseau routier (2000)

Autoroutes : nc
Routes asphaltées (utilisables par tous temps) : CIA : 150.000 km, KG : 81 500
Routes non revêtues (pistes de terre non stabilisée, inutilisables par temps pluvieux) : nc
Nombre d’automobiles : 1,5 M (80 % sont propriété privée). La moitié des déplacements à l’intérieur du K. s’effectue par la route, le chemin de fer étant surtout consacré au transport des marchandises.
 Le K. comptait 400 000 camions de transport de marchandise environ en 1993 (60 % de statut privé)(KG)


Voies navigables et ports (KG 2000)

Longueur totale des voies navigables : 6 000 km dont 3.900 km sur les fleuves Ertis (Irtych) qui supporte 80 % du transport fluvial et Syr Darya (Syrdariya).
La Mer Caspienne est également mise à contribution, avec le port principal d’Aqtaoü où l’on prévoit une capacité de traitement de 3,6 Mt de marchandise par an. Elle permet aux navires d’atteindre l’Iran, la Transcaucasie et, par la Volga et les canaux, la Mer Noire et la Baltique.
En 1992, le trafic fluvial a concerné 1,6 M passagers et environ 7 Mt de marchandises (88 % : minerais et matériaux de construction).
Ports :
sur la Mer Caspienne : Aqtaoü (Chtevchenko), Atyraoü (Gouriev) et Baoutino
sur l’Irtych : Öskemen (Oust-Kamenogorsk), Pavlodar, Semeï (Semipalatinsk)
Transports aériens
Aéroports (CIA est. 2000)
Nombre d'aéroports : 449, dont
Aéroports dotés de pistes revêtues : 28 (6 de plus de 3.047 m de longueur ; 14 entre 2.438 et 3.047 m ; 5 entre 1.524 et 2.437 m ; 3 de moins de 914 m). Les plus importants sont Almaty (le seul aéroport ayant des correspondances internationales), Astana ainsi que dans chaque chef-lieu d’oblast (Aqtaoü, Aktubinsk, Atyraoü, Chymkent, Qaraghandy, Kokchetau, Kustanai, Qyzylorda, Pavlodar, Petropavlovsk, Semipalatinsk, Taraz, Urals,Oust-Kamenogorsk and Zhezkazgan).
Aéroports à pistes non revêtues (runways) : total : 421 (11 de plus de 3.047 m de longueur ; 18 entre 2.438 et 3.047
La moitié des aéroports ont le statut d’aéroport national, dont 10 sont autorisés à recevoir le trafic international.

Compagnies aériennes : 50  sont enregistrées au K., dont les deux-tiers sont privées. Le K. a signé près de 40 accords intergouvernementaux en matière de transport aérien (KG 2000).
La compagnie nationale Air Kazakhstan a succédé en 1996 à Kazakhstan Airlines (Kazakhstan Aue Zholy), fondée en 1993, est dotée de 100 appareils provenant de la répartition de la flotte de Soviet Aéroflot. Elle dessert les principales villes du pays ainsi que 25 destinations en Russie, Chine, Allemagne, Israël, Corée du Sud, Thaïlande, Hongrie, Turquie, Azerbaïdjan et  Ouzbékistan. Ukraine Airlines, Uzbekistan Airlines, Lufthansa et Turkish Airlines desservent le K. En 2002, la compagnie a prévu de doubler le nombre de ses vols et de desservir 55 destinations dans 26 pays.
Autres compagnies (privées) : Astana Air, Air V.I.P., Sayakhat, SAN et V.I.P. Avia.


Oléo- et gazoducs
Le K. souffre de la sous-capacité du réseau existant d’évacuation du gaz et du pétrole. Pour pouvoir s'affranchir du recours au réseau russe d'oléoducs ou aux accords de swap avec l'Iran, le pays a un besoin urgent d'oléoducs autonomes.

Infrastructures existantes (CIA et KG 1992) :
pétrole brut : 2.850 km
hydrocarbures raffinés: 1.500 km
gaz naturel : 3.480 km
Trois tracés, dont deux en projet, devraient améliorer la situation à plus ou moins long terme, leur avancement dépendant entre autre, du prix du baril de pétrole brut. (IRIS/Dubien et White House Fact Sheet, WHFS et “The Socio-Ecological Union Newsletter, n°5/6, Mai/Juin 1999).:
Le Caspian Pipeline Consortium, CPC, créé en 1992 Coût : 2,65 G$ financés par les partenaires suivants K. (20,75%, dont Kazakhoil 1,75), Russie (36,5%, dont LUKoil :12,5), Rosneft/Shell (Russie/Pays Bas : 7.5%), sociétés américaines (24,25 %, dont : ChevronTexaco : 15¨% ; ExxonMobil : 7,5% ; Orix : 1.75%), sultanat d’Oman (7%), Agip (Italie, 2%), British Gas (Grande Bretagne : 2%).
Tracé de 1.510 km, Tengiz/ Mer Noire (terminal flottant à 5 km en mer, entre le port ruse de Novorossiïsk et Anapa), capacité : 28 Mt de brut/an (WHFS : 28,8 Mt/an), puis 67 Mt après seconde phase de travaux (WHFS : 70 Mt/an prévus en 2015). Après avoir pris du retard, du fait des dissensions entre partenaires, notamment des pressions de la Russie sur le K., le chantier s’est ouvert en mars 1999 et l’oléoduc mis en service le 26 mars 2001 par la compagnie Tengyzshevroil, officiellement inauguré le 28 novembre 2001. Problème : la région est soumise à un fort risque sismique (Richter 9) et les plages proches (Anapa et Gelendgic), de pollution pétrolière. Le CPC se refuse à faire effectuer une étude d’impact sur l’environnement malgré l’exigence légale en la matière..

Le couloir transcaucasien, selon accord de 1996 avec l’Azerbaïdjan, devrait permettre le raccordement du gisement de Tengiz à Bakou par un oléoduc transcaspien puis à Ceyhan (port tuc sur la Méditerranée). Ce couloir, qui permettra d’exporter le brut de Tengiz vers l’Occident en évitant le territoire soviétique, est intégré dans « l’espace de sécurité américain » et constitue un élément de la stratégie des Etats-Unis visant à consolider le pluralisme géopolitique de l’espace post-soviétique (Brzezinski, 1997).

La voie orientale, selon accord de 1997 avec la Chine, dont la compagnie nationale CNPC (China National Petroleum Company) s’engage à construire un oléoduc reliant l’ouest du K. au complexe pétrolier de Karamay (Bassin de Dzougarie, Xinjiang). Coût évalué à 4 G$, ce qui exclut sa réalisation à court terme.

Voir également : pétrole et grands investissements

Retour à la table des matières

Abréviations :
Sources
K. : Kazakhstan
M, : million
$ : dollar des Etats-Unis d’Amérique
IDE : investissement direct étranger
t : tonne
G : : milliard (giga)
ha : hectare
h : habitant