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Il fut le fondateur de la section française du Parti Communiste Chinois à Paris en 1920-1921. Il devint en 1924, le commissaire politique de l'académie militaire de Huangpu. En 1927, il participa à la "Commune de Canton" puis poursuivit à Moscou son initiation au marxisme-léninisme. Commissaire politique de l'armée rouge puis vice président du Conseil révolutionnaire miliatire, il prépara à la fin de la longue marche les négociations qui débouchèrent sur un front uni en 1936 entre le Parti Communiste et le Guomindang contre l'invasion japonaise. En 1944, il est le lien obligé entre nationalistes, Américains et communistes ; mais, en 1946, il rejette le partage de la Mandchourie proposé par les Américains. Membre du conseil politique du Parti Communiste, il devint par la suite premier ministre et en même temps ministre des affaires étrangères, poste qu'il quitta en 1958. Tout en assumant en fait la tâche de mettre en place le nouveau régime, ZHOU déploya aussi une intense activité diplomatique basée sur le principe de la coexistence pacifique.
Animateur, auprès de MAO, de la révolution culturelle en 1966, il joua un rôle très important à l'extérieur comme véritable ambassadeur extraordinaire de la Chine populaire, à savoir, le rapprochement sino-américain, illustré par la venue de Nixon à Pékin en 1972.
En 1975, alors qu'il était déjà
malade, ZHOU proposa devant l'Assemblée nationale chinoise une révision
fondamentale de la Constitution de 1954 : désormais, Etat
socialiste de dictature du prolétariat, la Chine sera dirigée
par le Parti Communiste, le poste de président de la république
étant supprimé.
ZHOU En Lai est mort à Pékin en 1976.